Trump rejette l’offre iranienne, le détroit d’Ormuz reste au bord de la rupture (analyse)
Trump a rejeté dimanche la dernière contre-proposition iranienne visant à mettre fin au conflit déclenché il y a plus de deux mois entre Washington, Israël et Téhéran. Malgré un cessez-le-feu officiellement en vigueur, les tensions restent extrêmement élevées autour du détroit d’Ormuz.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Trump rejette la contre-offre iranienne, relançant les tensions autour du détroit d’Ormuz et la crainte d’un nouveau choc pétrolier mondial.
L’espoir d’une désescalade durable au Moyen-Orient s’est à nouveau éloigné dimanche soir. Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump a qualifié de « totalement inacceptable » la réponse iranienne à la dernière proposition américaine de paix, sans toutefois en dévoiler le contenu exact. Quelques heures plus tôt, les médias d’État iraniens avaient confirmé avoir transmis leur contre-offre aux États-Unis par l’intermédiaire du Pakistan, devenu depuis plusieurs semaines le principal médiateur entre les deux camps.
Cette séquence illustre la nature profondément instable du cessez-le-feu annoncé le mois dernier par le président américain. Si les affrontements directs de grande ampleur ont diminué depuis avril, la région demeure plongée dans une situation que les analystes décrivent désormais comme un état de « ni guerre ni paix ». Les incidents militaires se multiplient dans le Golfe, les échanges de menaces se poursuivent et le détroit d’Ormuz reste partiellement paralysé.
Le pétrole repart immédiatement à la hausse
La réaction des marchés a été quasi instantanée. Le Brent a bondi de plus de 4 % dans les heures ayant suivi les déclarations de Donald Trump, dépassant à nouveau les 105 dollars le baril. Les investisseurs redoutent désormais un enlisement durable des négociations, voire une reprise des hostilités ouvertes autour de l’un des principaux corridors énergétiques de la planète.
Le détroit d’Ormuz demeure en effet au cœur de la crise. Près d’un cinquième du pétrole mondial y transite encore habituellement, malgré les efforts engagés depuis plusieurs années par les monarchies du Golfe pour diversifier leurs routes d’exportation. L’Arabie saoudite peut certes contourner partiellement le détroit grâce à ses oléoducs vers la mer Rouge, tandis que les Émirats disposent d’un débouché vers Fujairah, sur l’océan Indien. Mais ces alternatives restent insuffisantes pour absorber durablement un blocage prolongé.
Depuis plusieurs jours, les incidents se succèdent dans la zone. Les États-Unis affirment avoir neutralisé des navires iraniens cherchant à contourner le blocus maritime américain, tandis que Téhéran revendique des frappes contre plusieurs destroyers américains présents dans le Golfe. Les versions divergent fortement sur les dégâts réels, mais le niveau de confrontation militaire est remonté d’un cran.
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