Poutine refuse de rencontrer Zelensky au sommet du G20 à Miami
Volodymyr Zelensky accepte le principe d’une rencontre avec Vladimir Poutine au G20 de Miami. Le Kremlin rejette ce lieu et maintient son invitation à Moscou.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Volodymyr Zelensky accepte une rencontre avec Vladimir Poutine au G20 de Miami. Le Kremlin refuse et propose Moscou. La participation des deux dirigeants reste incertaine, tandis que Washington prépare une reprise des négociations entre Kiev et Moscou.
Volodymyr Zelensky se dit prêt à rencontrer Vladimir Poutine lors du prochain sommet du G20. Les dirigeants doivent se retrouver les 14 et 15 décembre à Miami. Une telle rencontre constituerait leur premier face-à-face depuis décembre 2019.
Cette ouverture se heurte déjà au refus du Kremlin. Dmitri Peskov a qualifié samedi une rencontre à Miami d’« impossible ». Le porte-parole russe s’exprimait depuis New Delhi.
Moscou propose toujours d’accueillir le président ukrainien dans la capitale russe. « Il y a une volonté de le rencontrer à Moscou », a déclaré Dmitri Peskov. Kiev rejette cette option pour des raisons politiques et sécuritaires.
Une rencontre Zelensky-Poutine encore très hypothétique
Volodymyr Zelensky a formulé sa proposition lors d’un entretien accordé à Deutsche Welle. Le média allemand l’a interrogé sur une éventuelle participation des deux présidents au G20.
« Oui, bien sûr. Nous devons venir », a répondu le président ukrainien. « Nous devons nous rencontrer, parler et prendre des décisions. » Il affirme vouloir privilégier les résultats plutôt que les déclarations.
Plusieurs obstacles pourraient cependant empêcher cette rencontre Zelensky-Poutine. Le Kremlin n’a pas encore confirmé la présence du président russe à Miami. Vladimir Poutine n’a plus participé personnellement à un sommet du G20 depuis 2019.
L’invitation de Volodymyr Zelensky reste également incertaine. L’Ukraine ne siège pas au G20 et doit recevoir une invitation américaine. Elle ne figure actuellement pas parmi les pays invités mentionnés par les organisateurs.
Les États-Unis présidentent le G20 cette année. Le sommet aura lieu au Trump National Doral Miami, un complexe appartenant à Donald Trump.
Washington tente de relancer les négociations
Les États-Unis multiplient leurs démarches pour relancer le dialogue. Steve Witkoff et Jared Kushner ont récemment rencontré les autorités russes et ukrainiennes. Ils se sont rendus à Moscou, puis à Kiev.
Volodymyr Zelensky a salué ces deux déplacements. Il y voit une marque de respect envers l’Ukraine. Washington cherche désormais à organiser une nouvelle séquence de négociations.
Les derniers pourparlers trilatéraux remontent à février. Ils réunissaient les États-Unis, la Russie et l’Ukraine. Aucune avancée décisive n’avait alors rapproché les positions.
Kiev prépare désormais une reprise des discussions en octobre. La Turquie, les Émirats arabes unis ou la Suisse pourraient accueillir ces échanges. Moscou juge encore prématurée toute annonce précise.
Kiev se juge en position de négocier
Volodymyr Zelensky estime que son pays dispose désormais d’une meilleure position militaire. Il affirme que l’Ukraine résiste mieux qu’un an auparavant. Il insiste aussi sur le coût humain payé par l’armée russe.
Selon lui, Moscou perd plus de 30.000 soldats chaque mois. Ces pertes permettent seulement à la Russie d’obtenir des gains territoriaux limités. Les autorités russes ne confirment pas ce bilan.
Les positions politiques restent très éloignées. Moscou réclame notamment des concessions territoriales ukrainiennes. Kiev refuse d’abandonner les régions que l’armée russe n’a pas conquises.
Les combats continuent pendant ces manœuvres diplomatiques. La Russie intensifie ses attaques contre les villes et les infrastructures ukrainiennes. Kiev frappe aussi des raffineries et des installations logistiques en territoire russe.
Volodymyr Zelensky réclame surtout davantage de missiles Patriot avant l’hiver. Il redoute une nouvelle campagne russe contre le réseau énergétique. La poursuite des frappes limite, pour l’heure, les perspectives d’un accord.