Wallonie : la chasse aux milliards est relancée
Face à une impasse budgétaire de deux milliards d’euros d’ici 2029, l’exécutif wallon rouvre plusieurs dossiers sensibles, entre fiscalité, mobilité et dépenses sociales, pour contenir une dette qui menace de s’alourdir.
Publié par A JS
Résumé de l'article
La Wallonie doit combler un déficit de deux milliards d’euros d’ici 2029. Le gouvernement explore plusieurs leviers tels que l'adaptation des droits de succession, la mise en place d’une vignette automobile, la révision du plan Marshall et la réduction des coûts liés au vieillissement.
Le constat est posé sans détour par Adrien Dolimont (MR). À politique inchangée, la trajectoire financière de la Wallonie ne permet pas d’atteindre les objectifs imposés en début de législature.
Le ministre-président privilégie désormais un cap pragmatique : stabiliser l’endettement plutôt que le réduire à court terme. En toile de fond, une pression croissante sur les finances publiques, avec un coût de la dette qui pourrait représenter environ 800 euros par ménage.
Pour tenter d’éviter un dérapage durable, la majorité MR–Les Engagés a enclenché une série de réunions stratégiques, associant responsables politiques et groupes de travail. Objectif affiché, identifier à la fois de nouvelles recettes et des économies ciblées avant les prochaines échéances budgétaires.
Réformer les droits de succession
Au cœur des arbitrages, la fiscalité sur les héritages revient sur la table. Initialement conçue pour alléger la charge et simplifier un système jugé trop complexe, la réforme devra être ajustée. Il n’est plus question de la remettre en cause, mais bien d’en corriger les effets.
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