Avenue Broustin, la fin d’un blocage bruxellois
Après des années d’enlisement, l’avenue Broustin franchit un cap décisif avec la délivrance d’un permis d’urbanisme. Derrière cet acte administratif, un compromis tardif entre communes et Région qui entend enfin répondre aux nuisances du trafic et à l’insécurité routière.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Après des années de blocage, un permis d’urbanisme valide le réaménagement de l’avenue Broustin. Le projet vise à réduire le trafic de transit, sécuriser un carrefour dangereux et améliorer le cadre de vie, tout en traduisant un compromis politique entre la Région et les communes.
Longtemps, l’avenue Broustin a cristallisé les blocages institutionnels bruxellois. Entre Jette, Ganshoren et Bruxelles Mobilité, les discussions ont piétiné autour d’un réaménagement pourtant jugé nécessaire.
En toile de fond, deux urgences persistantes pour les riverains : contenir un trafic de transit envahissant et sécuriser un carrefour parmi les plus accidentogènes de la capitale.
Un compromis arraché après des années de tensions
Le permis d’urbanisme délivré par Urban.brussels vient désormais sceller un accord présenté comme équilibré. Il met un terme à une période marquée par des décisions contradictoires et des installations provisoires, notamment des blocs de béton devenus le symbole des désaccords entre niveaux de pouvoir.
Les dernières négociations ont permis d’aboutir à une solution commune. Celle-ci repose sur une approche concertée entre la Région et les communes concernées, qui affirment avoir tenu compte des attentes locales. L’objectif affiché est clair, sortir d’une impasse politique qui pénalise directement habitants et commerçants.
Réorganiser l’espace et limiter le transit
Le projet vise à transformer en profondeur l’usage de l’avenue. Deux nouvelles connexions seront créées via les avenues de Jette et des Gloires nationales afin de mieux structurer les accès. Parallèlement, des dispositifs doivent décourager le trafic de transit dans ce quartier résidentiel.
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