Washington : l'Europe sommée de sortir de sa dépendance militaire
Washington accentue la pression sur ses alliés européens, jugés trop dépendants militairement, tandis que l'OTAN tente de préserver sa crédibilité jusqu'en Asie dans un contexte stratégique de plus en plus mondialisé.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Les États-Unis accentuent leurs critiques contre une Europe jugée insuffisamment engagée sur le plan militaire. Tandis que Washington exige un effort budgétaire accru, les Européens tentent de rassurer sur la solidité de l'OTAN, y compris en Asie, dans un contexte stratégique de plus en plus mondialisé.
Les tensions transatlantiques refont surface. À Singapour, lors du Dialogue de Shangri-La, les États-Unis ont vivement critiqué l'attitude de plusieurs pays européens en matière de défense. Washington reproche à ses partenaires de ne pas assumer suffisamment leur sécurité, alors même que les équilibres mondiaux se recomposent sous l'effet des rivalités avec la Chine et de la guerre en Ukraine.
Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense, a salué l'engagement croissant des alliés asiatiques, qu'il juge plus en phase avec les priorités stratégiques américaines. Il a appelé l'Europe à s'inspirer de cette dynamique, estimant que les divergences d'intérêts doivent être gérées avec pragmatisme.
Une pression américaine persistante
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le discours américain s'est durci. L'administration exige des alliés qu'ils portent leurs dépenses militaires à 3,5% du PIB, un seuil bien au-delà des engagements actuels de nombreux pays européens.
Dans ce contexte, l'annonce du retrait de 5.000 soldats américains stationnés en Allemagne a ravivé les inquiétudes. Cette décision alimente le doute sur la solidité de l’engagement américain en Europe. Le président américain a également évoqué la possibilité d'un désengagement de l'OTAN.
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