À qui appartiennent les quinze statuettes religieuses découvertes dans un champ à Soignies ?
La police fédérale cherche les propriétaires de quinze statuettes religieuses découvertes dans un champ à Soignies. À la demande du parquet de Mons, elle diffuse leurs photos, plus de neuf mois après leur découverte.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Découvertes le 12 janvier à Soignies, quinze statuettes attendent de retrouver leurs propriétaires. La police demande une attestation de plainte et/ou un numéro de procès-verbal pour leur restitution. Leur provenance demeure inconnue. L’appel concerne aussi deux GSM retrouvés à Écaussinnes, sans lien établi entre les découvertes.
La police fédérale a lancé un appel le 29 octobre pour identifier les propriétaires de quinze statuettes religieuses. Leur découverte remonte au 12 janvier 2026, dans un champ du chemin de Nivelles, à Soignies. Leur provenance et les circonstances de leur présence sur place restent inconnues.
L’avis, diffusé à la demande du parquet de Mons, présente les objets en photographie. Il permet aux particuliers, paroisses et fabriques d’église de vérifier si certains leur appartiennent.
Comment récupérer les statuettes religieuses ?
Les personnes reconnaissant une statuette devront présenter une attestation de dépôt de plainte et/ou un numéro de procès-verbal. Une photographie de l’objet disparu pourra également faciliter sa restitution.
L’appel ne qualifie pas explicitement les faits de vol. Il ne permet pas davantage de déterminer si toutes les statuettes proviennent du même lieu.
Pour contacter les enquêteurs, les propriétaires peuvent contacter la police gratuitement au 0800 30 300. Depuis l’étranger : +32 2 554 44 88.
Plusieurs Vierges et deux possibles saint Antoine
Les représentations visibles comprennent notamment plusieurs figures qui semblent être des Vierges, en prière ou portant l’Enfant Jésus. D’autres présentent les bras ouverts vers le bas.
Deux statuettes paraissent représenter saint Antoine de Padoue, portant l’Enfant Jésus dans ses bras. Une figure du Christ complète cet ensemble religieux.
Ces identifications visuelles appellent à la prudence, la police ne nommant pas les personnages représentés. Les photographies ne permettent pas de déterminer précisément la matière, les dimensions ou l’ancienneté des objets.
Des disparitions parfois constatées très tard
La découverte rappelle l’importance des inventaires dans les églises, sans établir de lien avec une paroisse particulière. Le Centre interdiocésain du patrimoine et des arts religieux, le CIPAR, avait alerté sur ces disparitions le 3 mars.
Certains responsables de fabriques d’église constatent seulement après plusieurs mois, voire plusieurs années, l’absence d’une petite statue ou d’un chandelier. Le CIPAR recommande de signaler les vols à la police locale, avec une fiche d’inventaire et des photographies.
Il invite également à prévenir ses services ou le service patrimoine du diocèse. Il publie aussi une liste d’objets volés dans les églises de Wallonie.