Affaire Balogun : des spécialistes du droit du sport estiment que la FIFA sape ses propres règles
La décision controversée de la FIFA d'autoriser Folarin Balogun à affronter la Belgique provoque une véritable tempête de critiques juridiques. Plusieurs spécialistes du droit du sport dénoncent un précédent dangereux et estiment que l'instance mondiale sape à la fois ses propres règlements et sa crédibilité.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
La décision controversée de la FIFA d'autoriser Folarin Balogun à jouer contre la Belgique suscite de vives critiques parmi les spécialistes du droit du sport. Ils dénoncent un précédent dangereux et estiment que la FIFA fragilise ses propres règlements.
Le professeur de droit du sport Frank Hendrickx (KU Leuven) et la chercheuse postdoctorale Frea De Keyzer ont vivement critiqué la décision de la FIFA dans des entretiens accordés à Knack et De Morgen. Le professeur allemand de droit du sport Martin Nolte est parvenu à la même conclusion dans un entretien avec Reuters. Les critiques juridiques dépassent donc désormais largement les frontières de la Belgique.
Folarin Balogun a reçu un carton rouge lors de la rencontre contre la Bosnie-Herzégovine et devait, conformément au règlement de la Coupe du monde, purger automatiquement un match de suspension. Après que le président américain Donald Trump a demandé au président de la FIFA, Gianni Infantino, de réexaminer le dossier, la FIFA a toutefois suspendu cette sanction. L'attaquant américain a ainsi pu affronter les Diables rouges.
Où se situe le problème juridique ?
Pour Frank Hendrickx, la réponse ne laisse guère de place au doute.
« Juridiquement, toute cette procédure ne tient pas la route. »
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter