Audiovisuel public : qui a voté pour...
Adopté d’extrême justesse dans une ambiance délétère, le rapport du député Charles Alloncle sur l’audiovisuel public cristallise toutes les fractures politiques. Derrière le tumulte, ses propositions radicales pourraient peser durablement sur le débat présidentiel.
Publié par Harrison du Bus
• Mis à jour le
Résumé de l'article
Adopté de justesse, le rapport Alloncle sur l’audiovisuel public divise profondément la classe politique et relance le débat sur son financement et sa neutralité.
Rarement une commission d’enquête parlementaire aura donné lieu à un tel climat de tension. Lundi 27 avril, après près de cinq heures de débats à huis clos, les députés ont finalement validé la publication du rapport sur l’audiovisuel public rédigé par Charles Alloncle. Le scrutin, extrêmement serré — 12 voix pour, 10 contre et 8 abstentions — a failli faire basculer le document dans une forme de censure parlementaire. Il sera rendu public le 4 mai, accompagné d’un avant-propos du président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, et de contributions des groupes politiques.
Derrière ce vote, c’est moins un consensus qu’un compromis fragile qui s’est imposé. Une partie des députés, y compris critiques sur le fond, a préféré autoriser la publication au nom de la transparence, estimant qu’un enterrement pur et simple du rapport aurait nourri davantage de soupçons encore.
Un vote sous haute tension politique
Dès la matinée, l’issue apparaissait incertaine. Les groupes de gauche — socialistes, écologistes et insoumis — avaient annoncé leur opposition, dénonçant un texte « à charge », entaché selon eux de biais idéologiques et d’attaques personnelles. Le président du groupe PS, Boris Vallaud, a fustigé un rapport mêlant « mensonges » et « partis pris ».
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