Plaintes en ligne, autorégulation opaque, le paradoxe du CSA
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) publie son rapport annuel portant sur l’exercice 2025. Un rapport qui se caractérise par une augmentation du nombre de plaintes et de dossiers d’instruction ouverts au CSA pour la seconde année consécutive.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le CSA publie un bilan 2025 marqué par un record de plaintes, des débats sur le pluralisme et des tensions croissantes autour des réformes médiatiques.
À l’occasion de la publication du rapport annuel du CSA pour l’exercice 2025, intéressons‑nous à cet organisme de régulation qui se trouve désormais au cœur des débats sur la liberté des médias, la désinformation et la place des audiovisuels publics. Alors que la hausse des plaintes et la montée des enjeux européens bouleversent le paysage médiatique, le CSA apparaît à la fois comme un interlocuteur privilégié pour les citoyens, mais aussi comme un acteur pouvant prendre des décisions contestables, tout en restant dans le cadre d’une régulation officielle.
Le CSA est doté d’un dispositif de dépôt de plainte particulièrement accessible via un formulaire en ligne directement accessible depuis la page d'accueil, sans formalité administrative ni vérification réelle d'identité (Itsme par exemple), pour lancer une procédure contre une émission ou un contenu audiovisuel. Cette facilité explique en partie la montée en flèche des plaintes, qui atteignent 870 dossiers en 2025, contre 624 en 2024 et seulement 106 en 2023. Le recours aux réseaux sociaux pour appeler massivement à saisir le CSA renforce encore ce phénomène, transformant chaque débat public en risque de vague de nouveaux dossiers.
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