Avec MMX, le Japon veut percer le mystère des lunes de Mars
La mission MMX a décollé du Japon pour prélever des échantillons sur Phobos, une lune de Mars. Leur retour sur Terre, prévu en 2031, pourrait aider à comprendre la formation des planètes.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Avec Idefix à son bord, la sonde japonaise vise une première collecte sur Phobos. Les analyses doivent départager les hypothèses sur l’origine des lunes martiennes. La mission préparera aussi des technologies utiles à l’exploration humaine de Mars.
Le Japon a lancé mardi 20 octobre la mission MMX vers les deux lunes de Mars, Phobos et Deimos. Son objectif principal consiste à rapporter au moins 10 grammes de matière prélevée sur Phobos. Aucun engin n’a encore accompli cet aller-retour.
La fusée H3 a quitté Tanegashima, dans le sud du Japon, à 4 h 41, heure locale. En Belgique, il était 21 h 41 lundi. La Jaxa, l’agence spatiale japonaise, a confirmé la séparation de la sonde environ une heure et onze minutes après le décollage.
Sous pilotage japonais, Martian Moons eXploration réunit plusieurs partenaires internationaux. Le Centre national d’études spatiales français, le CNES, participe avec le Centre aérospatial allemand, le DLR. La Nasa et l’Agence spatiale européenne apportent également leur concours.
L’origine des lunes reste une énigme
La sonde doit atteindre les environs de Mars en août 2027. Elle passera ensuite environ trois ans dans le système martien. Ses observations rapprochées de Phobos permettront notamment de choisir les sites de prélèvement.
Les scientifiques cherchent à départager deux hypothèses sur la naissance des satellites. Phobos et Deimos pourraient être des astéroïdes que Mars aurait capturés grâce à son attraction gravitationnelle. Autre possibilité, un impact géant aurait projeté des débris autour de la jeune planète, donnant naissance aux deux lunes.
L’analyse des échantillons doit aider à trancher cette question. Elle pourrait aussi préciser comment l’eau et les molécules organiques ont circulé dans le Système solaire. Ces recherches concernent les conditions propices à l’apparition de la vie, sans promettre d’en expliquer à elles seules l’origine terrestre.
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