Bart De Wever : « Le PS aime dépenser et aime l'assistanat »
Dans une offensive médiatique coordonnée, le Premier ministre Bart De Wever a accordé simultanément des entretiens à plusieurs grands quotidiens belges. Au fil de ces interviews, il cible frontalement le président du PS Paul Magnette, tout en défendant ses réformes budgétaires, du chômage et des pensions.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
— Bart De Wever lance une offensive médiatique contre le PS et la gestion budgétaire de l’ancien gouvernement Vivaldi.
— Le Premier ministre défend ses réformes sur les pensions et le chômage malgré les critiques.
— Il promet des réformes structurelles et un gain de pouvoir d’achat pour les travailleurs d’ici 2030.
C’est une très puissante salve de communication que le Premier Ministre a déployé ce week-end en donnant un entretien aux rédactions de nos confrères de La Libre, de L’Echo et de Sudinfo en même temps. Et c’est le président du PS, Paul Magnette qui est sa cible favorite dans tous les médias.
Interviewé par Frédéric Chardon dans La Libre, Bart De Wever se concentre sur le volet économique et sur les dépenses publiques. Il commence par dézinguer la gestion budgétaire de l’ancien gouvernement Vivaldi en déclarant : « Le budget que cette coalition a hérité de la Vivaldi, c'est comme le Titanic : un bateau qui était en train de couler… ».
L’objectif pour De Wever est de faire les réformes structurelles qui n’ont jamais été faites et de rendre de pouvoir d’achat aux citoyens soit 1000 euros nets (par an) d’ici 2030 aux salariés. Ainsi il déclare notamment : « on est à plus de 50 % du PIB de dépenses publiques dans ce pays ! Il faut passer en dessous de 50 %. Ce pays a empilé les compromis au fédéral, avec le PS comme force dominante en Wallonie. Le PS aime dépenser et aime l'assistanat, sans aucun sentiment de responsabilité financière car la facture est payée par d'autres. Je suis très reconnaissant envers les Wallons qui ont voté pour le MR et Les Engagés car cela nous donne l'opportunité de travailler au fédéral »
Dans Sudinfo, le Premier Ministre déclare à propos des malus pensions qui ont fait un peu polémique cette semaine suite aux déclarations de Jan Jambon sur la carrière des femmes qu’il le soutenait et que « Le malus n’est pas inévitable (…) On dit que les femmes ont plus souvent eu des temps partiels parce qu’elles s’occupent des enfants ; j’entends parler d’injustice, mais on a intégré cette notion dans notre réforme : on a besoin de35 ans de travail à temps partiel pour éviter le malus. Sur une carrière de 42 ans. Où est le problème ? J’en vois un si on dit que l’inactivité peut être un choix de vie : on a un salaire, puis une allocation et ensuite, une pension… Même si c’était soutenable, ce ne serait pas équitable, ni correct.
Sur la réforme du chômage, il assume totalement le choix de sa majorité et les premiers chiffres semblent selon lui donner raison à son gouvernement : « Les premiers chiffres confirment ce que l’on pensait : un exclu sur trois se tourne vers le CPAS. On peut s’interroger sur les deux autres qui recevaient des allocations de chômage et, apparemment, n’en avaient pas besoin… Et ils ne cherchaient pas forcément un boulot. Si on n’en cherche pas, on ne doit pas bénéficier du chômage. Je suis conscient que les conséquences de la réforme sont beaucoup plus grandes au sud du pays qu’au nord, mais je reste convaincu que les bénéfices seront, à terme, aussi beaucoup plus grands pour le sud du pays que pour le nord. »