Bruxelles : plus de 1.000 signatures pour sauver les trottinettes en libre-service
La suppression des trottinettes partagées à Bruxelles continue de faire réagir. Une pétition a franchi le seuil des 1.000 signatures. Le Parlement bruxellois devra désormais examiner cette demande, relançant un débat qui oppose les usagers aux détracteurs de ce mode de déplacement.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Une pétition en faveur des trottinettes partagées à Bruxelles a dépassé 1.000 signatures. Le Parlement bruxellois devra examiner cette demande. Le débat oppose les usagers, favorables à ce mode de déplacement, aux détracteurs qui dénoncent des problèmes de sécurité et d'encombrement.
Le dossier des trottinettes partagées à Bruxelles rebondit. Une pétition réclamant leur maintien a dépassé les 1.000 signatures. Ce seuil oblige désormais le Parlement bruxellois à examiner la demande.
Le 12 juin dernier, nous révélions que le gouvernement bruxellois supprimerait les trottinettes partagées à Bruxelles à partir du 1er janvier 2027. Les licences accordées aux opérateurs Bolt et Dott arriveront alors à échéance. Le gouvernement n'a prévu aucun nouvel appel à candidatures.
La ministre de la Mobilité Elke van den Brandt (Groen) et le ministre-président Boris Dilliès (MR) assument cette décision. Ils ne remettent toutefois pas en cause les autres formes de mobilité partagée, comme les vélos ou les voitures.
Une pétition pour les trottinettes partagées à Bruxelles
La pétition « Garder les trottinettes partagées à Bruxelles », soutenue par Dott, poursuit un objectif clair. Elle demande au gouvernement de revenir sur sa décision.
Avec plus de 1.000 signatures, le texte franchit le seuil prévu par le règlement du Parlement bruxellois. Les députés devront donc examiner cette demande.
Cette procédure n'oblige pas la majorité à modifier sa position. Elle garantit néanmoins un débat public sur l'avenir des trottinettes partagées.
Les usagers défendent une solution de mobilité
Les partisans des trottinettes partagées rappellent qu'elles offrent une solution rapide pour les courts déplacements. Elles permettent aussi de se déplacer sans acheter sa propre trottinette.
Pour de nombreux utilisateurs, ce service complète efficacement les transports publics. Il facilite également les déplacements du dernier kilomètre.
Les défenseurs de cette mobilité estiment que sa disparition réduira les alternatives à la voiture dans la capitale.
Les critiques dénoncent la sécurité et les nuisances
Les opposants tiennent un discours très différent. Ils dénoncent la dangerosité de certaines pratiques et les risques d'accident.
Ils critiquent aussi les nombreuses trottinettes abandonnées sur les trottoirs, les pistes cyclables ou les places publiques. Ces stationnements compliquent parfois le passage des piétons, notamment des personnes à mobilité réduite.
Ces arguments avaient largement nourri le débat avant la décision du gouvernement régional.
Un débat politique loin d'être terminé
L'examen de cette pétition offrira une nouvelle tribune aux défenseurs comme aux opposants des trottinettes partagées à Bruxelles.
Le gouvernement n'a pas annoncé de changement de cap. En revanche, les échanges au Parlement permettront de mesurer si une majorité souhaite confirmer définitivement la disparition de ce service ou rouvrir la discussion.