Bruxelles veut créer un parcours lumineux immersif au Parc d’Osseghem
La Ville de Bruxelles lance un appel à manifestation d’intérêt pour organiser un parcours lumineux immersif au Parc d’Osseghem, près de l’Atomium. Le projet vise à proposer une activité culturelle et familiale durant l’automne et l’hiver, avec des garanties environnementales strictes.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
La Ville de Bruxelles lance un appel à manifestation d’intérêt pour créer un parcours lumineux immersif au Parc d’Osseghem, au pied de l’Atomium.
La Ville de Bruxelles souhaite développer une nouvelle expérience culturelle et familiale au Parc d’Osseghem, au pied de l’Atomium. Le Conseil communal doit examiner ce soir le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt en vue de l’organisation d’un parcours lumineux immersif dans cet espace vert emblématique du plateau du Heysel.
L’objectif affiché est de proposer aux Bruxellois et aux visiteurs une activité originale durant la période automnale et hivernale, lorsque l’offre d’événements extérieurs se fait plus limitée.
« Nous voulons offrir aux habitants et aux visiteurs une expérience de qualité qui permette de découvrir autrement l’un des plus beaux espaces verts de Bruxelles », explique Florence Frelinx, première échevine de la Ville de Bruxelles, en charge notamment des espaces verts.
Mettre en valeur le Parc d’Osseghem
Situé au cœur du plateau du Heysel, le Parc d’Osseghem constitue l’un des grands espaces verts de la capitale. La Ville souhaite en renforcer l’attractivité, notamment en dehors des périodes estivales, en y accueillant un projet temporaire fondé sur la lumière, la scénographie et la déambulation.
Pour Florence Frelinx, le site offre un cadre particulièrement adapté à ce type d’expérience, à condition de respecter son identité naturelle.
« Le Parc d’Osseghem constitue un écrin exceptionnel au cœur du plateau du Heysel et mérite d’être davantage mis en valeur durant la saison hivernale », souligne-t-elle.
Des conditions environnementales strictes
La Ville insiste toutefois sur un point central : la préservation du parc sera une condition non négociable.
Les installations devront être entièrement réversibles, non invasives et conçues de manière à limiter leur impact sur la faune, la flore et les sols. Les dispositifs lumineux et sonores devront également respecter des critères stricts afin de préserver le caractère naturel du site.
« Nous avons fixé un cadre extrêmement exigeant. Aucun impact durable sur le parc ne sera toléré. La préservation du site est la première condition de réussite du projet », précise Florence Frelinx.
Des garanties pour les riverains
La tranquillité des habitants des environs fera également partie des exigences imposées aux candidats. Les horaires d’exploitation, l’orientation des éclairages et les éventuelles diffusions sonores devront être pensés de manière à éviter les nuisances.
La Ville affirme vouloir garantir une intégration harmonieuse du projet dans son environnement immédiat.
« Les riverains doivent pouvoir continuer à profiter pleinement de leur cadre de vie. Nous avons donc prévu des garanties strictes pour que cette activité s’intègre harmonieusement dans son environnement », indique l’échevine.
Une concession limitée et des recettes pour les espaces verts
La concession envisagée serait prévue pour une durée initiale d’un an, avec la possibilité de deux renouvellements. La durée maximale serait donc de trois ans. Cette formule doit permettre à la Ville d’évaluer la première édition avant de décider d’une éventuelle prolongation.
Autre nouveauté : la Ville bénéficiera directement d’une participation aux recettes. En plus d’une redevance fixe proposée par les candidats, 10 % des recettes brutes de billetterie seront reversés à la Ville.
Ces montants devront être intégralement réinvestis dans la rénovation et l’entretien des espaces verts bruxellois.
« Nous voulons que ce projet bénéficie directement à notre patrimoine vert. Chaque euro perçu sera réinvesti dans l’amélioration de nos parcs et jardins. C’est une manière concrète de concilier attractivité, préservation du patrimoine et bonne gestion des finances publiques », conclut Florence Frelinx.