Louis Tobback : « La N-VA obtient toujours ce qu'elle veut. C'est ainsi que nous nous dirigeons vers une crise. »
Louis Tobback ne ménage pas le gouvernement De Wever. Ce vétéran socialiste estime que Vooruit a déjà fait trop de concessions et que l'équilibre au sein de la coalition est rompu. Si les autres partis n'en tiennent pas compte, une crise gouvernementale est même à craindre.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
Louis Tobback, âgé de 88 ans, n'épargne ni Bart De Wever ni Théo Francken, mais surprend également par son rejet d'une nouvelle taxe sur les millionnaires.
Louis Tobback, âgé de 88 ans, suit toujours de près l'actualité politique de la Wetstraat. Dans un entretien accordé à Knack, l'ancien ministre, président de parti et maire de Louvain critique vivement le gouvernement De Wever. Les rapports de force au sein de la coalition, en particulier, le préoccupent.
« Le gouvernement De Wever ne fonctionne pas bien. Bart De Wever n'est pas un Premier ministre », affirme Tobback. Il se montre toutefois particulièrement enthousiaste quant à la politique internationale de De Wever. « Quand je l'entends parler de politique internationale au sommet de l'OTAN à Ankara, je suis entièrement d'accord avec lui. J'ai même envie de le féliciter. »
En tant que chef du gouvernement, De Wever le convainc beaucoup moins. « Il n'arrive pas à transformer son gouvernement en une véritable équipe. » Ce faisant, Tobback le compare non pas à Jean-Luc Dehaene, mais à l'ancien Premier ministre Wilfried Martens. « Il était véritablement un notaire en tant que Premier ministre : il attendait que les partis de sa coalition parviennent à un accord, et c'était tout ce qui comptait pour lui. »
Vooruit est au-delà de ses limites
Pour Tobback, les négociations budgétaires difficiles révèlent un problème plus fondamental. Il reconnaît que le gouvernement est confronté à une tâche particulièrement ardue et doit trouver des milliards. Mais, parallèlement, il constate qu'un parti au sein de la coalition parvient à imposer une grande partie de son programme. « La N-VA obtient toujours gain de cause ; l'équilibre est complètement rompu. »
Selon lui, Vooruit, en particulier, en paie le prix fort. « Vooruit a dépassé les bornes au gouvernement. Nous avons déjà concédé plus que nous n'avons reçu en retour. »
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter