Maxime Prévot regrette l’action syndicale contre le président du Sénat italien après la colère de Meloni
À Marcinelle, des militants de la FGTB ont tourné le dos au président du Sénat italien Ignazio La Russa. Maxime Prévot regrette une politisation de la cérémonie, tandis que Giorgia Meloni dénonce un geste « grave et honteux ».
Publié par J.PE
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Résumé de l'article
La commémoration des 70 ans de la catastrophe minière de Marcinelle a été marquée par une action de militants de la FGTB contre Ignazio La Russa. Maxime Prévot la juge regrettable, tandis que Giorgia Meloni la dénonce et que la FGTB l’assume.
La commémoration des 70 ans de la catastrophe minière de Marcinelle a été marquée par une controverse politique. Des militants de la FGTB ont tourné le dos à Ignazio Benito La Russa, président du Sénat italien. Une attitude que le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot juge regrettable, alors que la Première ministre italienne Giorgia Meloni dénonce un geste « grave et honteux ».
La cérémonie organisée samedi à Marcinelle pour commémorer les 262 victimes de la catastrophe minière de 1956 devait avant tout être un moment de recueillement. Mais la présence d’Ignazio Benito La Russa, président du Sénat italien, a donné lieu à une vive contestation de la part de militants de la FGTB.
Reconnaissables à leurs foulards rouges, plusieurs syndicalistes ont choisi de tourner le dos au responsable italien lors de son intervention.
Pour les militants présents à Marcinelle, ce geste constituait une manière de protester contre ce qu’ils considèrent comme une proximité avec l’extrême droite et le fascisme.
Prévot : « Une confusion politique regrettable »
Interrogé par VTM NIEUWS, le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés) a regretté que la cérémonie ait été, par moments, transformée en tribune politique.
« Un moment qui doit avant tout être consacré à la mémoire et au recueillement ne devrait pas devenir une tribune politique », estime en substance le ministre, qui ne souhaite toutefois pas commenter directement l’attitude des syndicats.
Maxime Prévot souligne également que le geste des militants dépassait la seule personne d’Ignazio La Russa. En tournant le dos lors de la lecture d’un message du président de la République italienne, le geste pouvait également être perçu comme une marque d’irrespect envers l’Italie et ses institutions.
Pour le ministre, le respect dû aux fonctions officielles et aux institutions représentées lors de la cérémonie doit rester distinct des désaccords politiques.
Meloni dénonce un geste « grave et honteux »
La controverse a rapidement dépassé les frontières belges. Avant même la fin de la cérémonie, Giorgia Meloni avait réagi sur les réseaux sociaux.
Voltare le spalle durante la commemorazione di Marcinelle è un gesto grave e vergognoso.
— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) August 8, 2026
Oggi, durante la cerimonia per i 262 lavoratori morti nella miniera, alcuni rappresentanti della CGIL hanno scelto di voltare le spalle mentre il Presidente del Senato Ignazio La Russa…
La Première ministre italienne avait qualifié l’action syndicale de « grave et honteuse », estimant que Marcinelle ne devait pas devenir un lieu de division politique.
La FGTB assume son geste
Du côté de la FGTB, le geste est pleinement assumé.
Vincent Pestieau, secrétaire régional de la FGTB Charleroi, explique que le syndicat souhaitait participer à la commémoration « avec respect et dignité », tout en exprimant son opposition à la présence d’un représentant qu’il considère comme lié au « fascisme italien ».
Pour le syndicaliste, tourner le dos constituait précisément une forme de protestation politique.
Une position également défendue par Thomas Dermine, bourgmestre de Charleroi (PS) : « Le jour où nous nous taisons sur le fascisme est un jour dangereux », a déclaré le bourgmestre, estimant que le silence face à ce phénomène pourrait contribuer à sa progression.