Chaleur mortelle : "la faute politique d’une Europe qui a diabolisé la climatisation"
Dans Quillette, Maarten Boudry accuse l’Europe d’avoir transformé la climatisation en luxe coupable, alors qu’elle constitue une technologie de santé publique face aux canicules. Sous influence d’un écologisme de la pénitence énergétique, les autorités auraient préféré moraliser les citoyens plutôt que protéger les plus fragiles.
Publié par A.G.
Résumé de l'article
L’Europe est le continent où l’on meurt le plus de la chaleur, malgré un climat moins extrême qu’ailleurs.
La raison centrale, selon Boudry, est le sous-équipement massif en climatisation, contrairement aux États-Unis ou au Japon.
Les normes, interdictions et culpabilisations écologistes ont freiné une technologie qui sauve des vies et maintient l’activité.
L’hypocrisie est totale. Personne ne songerait à plafonner le chauffage à 15 °C en hiver ni à présenter le chauffage central comme une faiblesse morale.
La priorité devrait être de climatiser écoles, hôpitaux et maisons de repos, avec une électricité abondante, fiable et bas carbone.
L’Europe adore donner des leçons climatiques au monde. Mais lorsqu’il s’agit de protéger concrètement ses citoyens contre les canicules, elle se révèle tragiquement désarmée. Dans une tribune publiée dans Quillette, le philosophe flamand des sciences Maarten Boudry rappelle un fait brutal : rapporté à sa population, c’est en Europe que l’on meurt le plus de la chaleur. Durant le seul été 2022, plus de 61.000 Européens ont succombé aux canicules.
Non parce que Bruxelles serait sous l’équateur, mais parce que le continent a longtemps préféré la morale de la sobriété à l’équipement des logements, écoles, hôpitaux et maisons de repos.
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