Immigration : Gabriel Attal veut des quotas par métier et par origine géographique
Gabriel Attal défend une réduction des flux migratoires et souhaite donner la priorité à l’immigration de travail, avec des quotas votés tous les deux ans par métier, secteur et origine géographique.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Candidat à l’élection présidentielle de 2027, Gabriel Attal défend une politique migratoire centrée sur l’immigration de travail. Il propose que les partenaires sociaux identifient les besoins économiques et que le Parlement vote, tous les deux ans, des quotas par métier, secteur et origine géographique.
L’ancien Premier ministre Gabriel Attal durcit sa position sur l’immigration. Candidat à l’élection présidentielle de 2027, le patron de Renaissance défend désormais une réduction des flux migratoires et souhaite donner la priorité à l’immigration de travail.
Invité de CNews ce lundi 10 août, Gabriel Attal a présenté les grandes lignes de la politique migratoire qu’il entend défendre. Son objectif : « accueillir moins pour accueillir mieux », tout en rejetant l’idée d’une fermeture totale des frontières.
Pour l’ancien Premier ministre, la France ne peut pas se passer totalement d’immigration, notamment pour des raisons économiques. Mais il estime que les flux doivent être davantage contrôlés et surtout adaptés aux besoins du pays.
Une « préférence travail » assumée
La principale proposition avancée par Gabriel Attal consiste à faire de l’immigration professionnelle la priorité de la politique migratoire française. L’ancien chef du gouvernement souhaite que l’immigration de travail devienne le « premier motif d’immigration », devant notamment l’immigration familiale et étudiante. Une orientation qui vise à mieux répondre aux besoins de main-d’œuvre des entreprises françaises. Le principe serait de déterminer régulièrement les secteurs dans lesquels la France manque de travailleurs, puis d’adapter les admissions en conséquence.
Des quotas votés tous les deux ans
Gabriel Attal veut également modifier la manière dont ces besoins sont définis. Tous les deux ans, les organisations patronales et les syndicats seraient chargés d’identifier les besoins économiques en matière d’immigration. Ces besoins seraient ensuite transmis au Parlement, qui aurait pour mission de fixer des quotas limitatifs.
Ces quotas seraient établis selon plusieurs critères : les métiers concernés, les secteurs d’activité et l’origine géographique des personnes admises. « Les partenaires sociaux proposent et identifient les besoins économiques », puis ceux-ci seraient transmis aux parlementaires afin que le Parlement vote les quotas, a expliqué Gabriel Attal.
Une proposition qui intervient à l’approche de 2027
Cette prise de position intervient alors que Gabriel Attal se prépare à l’élection présidentielle de 2027. Elle marque une volonté de préciser sa ligne politique sur l’un des sujets les plus sensibles du débat public et de ne pas laisser les thèmes régaliens aux partis à sa droite. L’ancien Premier ministre entend ainsi défendre une politique qui ne serait ni celle de « l’immigration zéro », qu’il rejette, ni celle d’une immigration qu’il juge insuffisamment maîtrisée.
Le critère de l’origine géographique au cœur du débat
La proposition de quotas par origine géographique constitue l’un des aspects sur lequel peu de candidats ont encore fait des propositions. Lui souhaite privilégier l’intégration.
Gabriel Attal souhaite : « Concrètement, je propose que tous les deux ans, les partenaires sociaux proposent et identifient les besoins économiques en matière d’immigration, que ces besoins soient transmis au Parlement, et que le Parlement vote des quotas limitatifs en matière d’immigration, des quotas par métier, par secteur, et aussi des quotas par origine géographique, pour que l’immigration puisse être intégrée de la meilleure manière ».