Des dizaines d’universitaires de renom du monde entier se mobilisent contre la décision de l’UGent et de Petra De Sutter dans l’affaire Cofnas.
La décision de l'ancienne Vice-Première Ministre Groen, devenue rectrice de l'UGent, de suspendre le chercheur Nathan Cofnas provoque un tollé mondial.
Publié par J.PE
Après des personnalités en Belgique, ainsi que l’ambassadeur américain en Belgique, des dizaines de professeurs du monde entier, issus de certaines des universités les plus prestigieuses, comme Harvard, Oxford, la London School of Economics, Notre Dame, Berkeley ou Tokyo, se mobilisent contre la décision de suspension du chercheur Nathan Cofnas.
If you're an academic (and can prove it with an ORCID), consider signing a petition protesting the University of Ghent's suspension of a postdoc for exposing academic misconduct, a blatant violation of academic freedom (as always, regardless of your agreement with all of the…
— Steven Pinker (@sapinker) August 22, 2026
Le texte de la pétition signale que :
« En tant qu’universitaires, nous sommes préoccupés par le fait que la procédure disciplinaire engagée par l’Université de Gand à l’encontre du Dr Cofnas semble constituer, du moins en partie, des représailles pour avoir rendu publics des faits de manquement à l’intégrité académique survenus dans des universités britanniques. »
Le texte continue en insistant sur la liberté académique :
« Un élément essentiel de la liberté académique réside dans la possibilité d’examiner de manière critique les travaux d’autres universitaires, quelle que soit leur fonction ou leur statut. Cette liberté doit notamment inclure la possibilité de fournir des éléments attestant de manquements à l’intégrité académique, tels que le plagiat ou la fabrication de données. La recherche de la vérité repose sur une exigence rigoureuse d’autorégulation au sein du monde universitaire. »
La pétition demande enfin à l’Université de revoir sa décision :
« Nous sommes également préoccupés par le fait que l’Université semble considérer les menaces pesant sur la liberté académique — qu’elles émanent de ses propres membres du personnel invoquant une détresse ou d’acteurs extérieurs annonçant des boycotts — comme des motifs justifiant de sanctionner précisément la personne visée par ces menaces.
Nous exhortons donc l’Université de Gand à protéger le Dr Cofnas contre toute sanction motivée par l’exercice de sa liberté académique. »
L’Université et Petra De Sutter restent en silence radio, malgré le tollé mondial que provoque cette décision. Les États-Unis ont déjà annoncé, par l’intermédiaire de leur ambassadeur, la suspension de leurs relations ainsi que de tout financement avec l’UGent, et indiqué qu’ils allaient analyser l’ensemble de leurs collaborations avec l’université gantoise.