Dossier Nathan Cofnas, Bill White annonce que les USA vont « revoir toutes les relations que nous entretenons avec l’Université de Gand »
Bill White, ambassadeur américain à Bruxelles, réagit à l’affaire Nathan Cofnas et affirme que les États-Unis réexaminent leurs relations avec l’Université de Gand.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Bill White, ambassadeur américain à Bruxelles, réagit à l’affaire Nathan Cofnas et affirme que les États-Unis réexaminent leurs relations avec l’Université de Gand.
C’est un euphémisme que de dire que la suspension du chercheur Nathan Cofnas par l’ancienne ministre Groen, Petra De Sutter, devenue rectrice de l’université, provoque un tollé.
Universitaires, élus et anciens étudiants s’en prennent à la décision, tandis que l’affaire attire l’attention internationale. Le paradoxe est frappant : l’université prône la diversité, mais ici est critiquée pour ses attaques à la liberté d’expression et à la liberté académique.
Aujourd’hui, c’est l’ambassadeur américain à Bruxelles, Bill White, qui a réagi dans un tweet à l’affaire sur le réseau social X.
The United States Mission to Belgium condemns, in the strongest terms, Ghent University’s retaliation against an American scholar following his accurate whistleblower reporting on academic fraud.
— U.S. Ambassador to Belgium Bill White (@USAmbToBelgium) August 21, 2026
The United States government regularly funds and supports research, academic…
Bill White déclare notamment : « Le gouvernement des États-Unis finance et soutient régulièrement la recherche, les échanges universitaires et d’autres formes de collaboration avec des universités étrangères. Les institutions malhonnêtes et corrompues qui se livrent à des comportements collectifs visant à désigner des boucs émissaires : ou qui les récompensent : ne sont pas des partenaires que nous souhaitons avoir. Cela est particulièrement vrai lorsque le but et l’effet de cette désignation de boucs émissaires sont de punir un journalisme fondé sur des faits qui met au jour des malversations académiques. Nous réexaminons donc toutes les relations que nous entretenons avec l’Université de Gand. »
Pour le représentant américain en Belgique, cette affaire de suspension est une affaire idéologique contre le chercheur : « Des idéologues agissant de mauvaise foi tenteront de transformer cette affaire en un référendum sur le contenu des travaux universitaires de Cofnas : ou sur des déformations polémiques de ceux-ci. C’est une erreur. La liberté d’expression signifie que les opinions controversées sont protégées. Et l’Université de Gand connaissait les opinions de Cofnas lorsqu’elle l’a recruté. La finalité ultime de la liberté d’expression est de permettre de faire tomber les mensonges, les fraudes et les idéologies erronées. C’est précisément ce que faisait Cofnas, et c’est précisément la raison pour laquelle son institution d’origine cherche à le réduire au silence. »