Dix-neuf pays veulent désormais des centres de retour hors d'Europe
Dix-neuf dirigeants européens, dont Bart De Wever, soutiennent désormais la création de centres de retour pour migrants hors de l'Union européenne. Une évolution spectaculaire qui illustre le durcissement des politiques migratoires sur le continent, tandis que certains dirigeants, comme Emmanuel Macron, continuent de s'y opposer.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Dix-neuf pays européens soutiennent désormais les hubs de retour pour migrants hors de l'UE. La France d'Emmanuel Macron reste opposée à cette évolution.
Pendant des années, l'idée de transférer hors d'Europe des migrants déboutés du droit d'asile ou en situation irrégulière relevait presque du tabou politique. Elle était régulièrement dénoncée comme contraire aux valeurs européennes, juridiquement douteuse ou matériellement irréalisable.
Aujourd'hui, le débat a radicalement changé. À l'initiative du Danemark de Mette Frederiksen et de l'Italie de Giorgia Meloni, dix-neuf chefs d'État et de gouvernement européens viennent de soutenir officiellement la création de « hubs de retour » dans des pays tiers. Parmi eux figurent notamment le Premier ministre belge Bart De Wever, le Polonais Donald Tusk, le Grec Kyriakos Mitsotakis ou encore plusieurs gouvernements d'Europe centrale et du Nord.
L'objectif est simple : transférer dans ces centres les migrants déboutés ou en séjour irrégulier avant leur retour vers leur pays d'origine.
Une idée qui n'est plus marginale
Ce qui frappe dans cette initiative n'est pas seulement son contenu, mais l'ampleur du soutien politique qu'elle reçoit.
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