En Colombie, la droite conquiert le pouvoir après un scrutin sous haute tension
La Colombie tourne la page de la gauche au pouvoir. Avec une avance étroite mais nette, Abelardo de la Espriella s’impose face à Iván Cepeda. Ce scrutin marque un revers pour l’héritage de Gustavo Petro et ouvre une nouvelle séquence politique à Bogota.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Abelardo de la Espriella remporte la présidentielle colombienne avec une courte avance sur Iván Cepeda. Cette victoire sanctionne le bilan du président sortant Gustavo Petro. Le futur chef de l’État promet une ligne dure contre la criminalité et une rupture avec les politiques menées jusqu’ici.
La présidentielle colombienne débouche sur une alternance aux fortes répercussions politiques. Après plusieurs jours de contestation et l’attente d’un recomptage, Iván Cepeda a finalement reconnu sa défaite face à Abelardo de la Espriella. Le candidat conservateur, novice en politique électorale, l’emporte avec un peu plus de 251.000 voix d’avance, soit environ un point de pourcentage.
Dans une allocution solennelle, Cepeda a affirmé qu’il exercerait une opposition « démocratique, vigilante et constructive ». Le dirigeant progressiste a également insisté sur le poids électoral de son camp, rappelant qu’une part importante du pays avait soutenu son projet.
Un désaveu pour Gustavo Petro
Au-delà de l’affrontement entre deux personnalités, le scrutin prend la forme d’un jugement porté sur le mandat du président sortant Gustavo Petro. Proche de ce dernier, Iván Cepeda s’était engagé à prolonger plusieurs de ses orientations politiques.
Parmi elles figurait notamment la stratégie dite de « paix totale », destinée à ouvrir des négociations avec différents groupes armés actifs dans le pays. Cette politique n’a toutefois pas produit les résultats espérés et a alimenté les critiques d’une partie de l’opinion publique, préoccupée par la persistance de l’insécurité.
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