Georges-Louis Bouchez : « La gauche peut critiquer la presse, la justice, cela s’appelle un sursaut démocratique »
Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, dénonce un « deux poids deux mesures » dans les critiques de la presse et de la Justice selon qu’elles viennent de la gauche ou de la droite.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Georges-Louis Bouchez estime que les critiques adressées à la presse et à la Justice ne suscitent pas les mêmes réactions selon leur origine politique. Il dénonce une « supériorité morale » que la gauche s’attribuerait.
Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a fait un post sur les réseaux sociaux ce matin pour mettre en lumière ce qu’il considère comme une différence de traitement entre la gauche et la droite dans le débat public. Le libéral prend notamment pour exemple les réactions de responsables socialistes carolos à l’égard d’un éditorialiste flamand qui avait livré une analyse très critique de Charleroi.
Georges-Louis Bouchez fait référence aux prises de position de Thomas Dermine et de Nicolas Martin, qui avaient vivement réagi aux propos du journaliste flamand, estimant que sa description de Charleroi était injuste et réductrice. Pour le président du MR, ces critiques envers un journaliste n’ont pas suscité la même indignation que lorsque des responsables de droite contestent la ligne éditoriale ou le traitement médiatique d’un sujet.
« La gauche peut critiquer la presse : des élus socialistes s’en sont pris vertement à un éditorialiste flamand qui avait osé critiquer Charleroi, devenu symbole de la faillite des politiques du PS », écrit Georges-Louis Bouchez.
🗞️ La gauche peut critiquer la presse: des élus socialistes s’en sont pris vertement à un éditorialiste flamand qui avait osé critiquer Charleroi, devenu symbole de la faillite des politiques du PS.
— Georges-L BOUCHEZ (@GLBouchez) August 6, 2026
⚖️ La gauche peut critiquer la Justice quand la décision ou la justification ne… pic.twitter.com/LqB22l03gY
Le libéral estime ainsi qu’il existe une forme de « deux poids deux mesures » dans la manière dont sont perçues les critiques adressées aux médias selon leur origine politique.
La Justice également au cœur des critiques
Dans la suite de son message, Georges-Louis Bouchez élargit son propos au fonctionnement de la Justice sur base de la une du jour du journal Le Soir, qui critique vertement une décision de justice « aux relents d’extrême-droite » selon le journal qui titre en Une sur le sujet.
Le président du MR précise : « La gauche peut critiquer la Justice quand la décision ou la justification ne plaît pas. Dois-je citer le nombre de décisions de justice qui me semblaient influencées par des considérations politiques ? Je n’en ai rien dit car la séparation des pouvoirs est essentielle, mais je tiens à disposition de chacun quelques exemples frappants. Bien sûr que les décisions de justice ne doivent pas intégrer des considérations de droite et encore moins de droite radicale, mais pas plus que des considérations de gauche ou d’extrême gauche. »
Selon lui, les critiques d’une décision judiciaire ne provoquent pas toujours les mêmes réactions lorsqu’elles viennent de la gauche ou de la droite.
« Une supériorité morale » dénoncée
Au cœur de son intervention, Georges-Louis Bouchez vise ce qu’il appelle une « supériorité morale » que la gauche s’attribuerait. Selon lui, certains acteurs politiques ou militants considèrent leurs propres critiques comme légitimes lorsqu’elles visent des médias, des institutions ou des adversaires politiques, mais qualifient plus rapidement de dérives extrémistes les critiques venant de la droite.
« La gauche peut critiquer la presse, la justice, cela s’appelle un sursaut démocratique. Quand la droite le fait, ce sont les heures sombres, l’extrême droite et le fascisme », affirme-t-il.
Le président du MR appelle à un débat public où les règles seraient identiques pour tous les courants politiques. « Le débat sera juste le jour où nous serons tous traités sur un pied d’égalité », conclut-il.
Le bourgmestre de Charleroi Thomas Dermine a réagi à la publication de Bouchez non sans sarcasme : « Défendre les Carolos face aux clichés, ce n'est pas tout à fait le même sport que d'attaquer le service public au moindre désaccord. Mais je reconnais là votre immense talent pour ramener absolument n'importe quel sujet à vous-même. »
Défendre les Carolos face aux clichés, ce n'est pas tout à fait le même sport que d'attaquer le service public au moindre désaccord.
— Thomas Dermine (@ThomasDermine) August 6, 2026
Mais je reconnais là votre immense talent pour ramener absolument n'importe quel sujet à vous-même 😅 https://t.co/2yyc9pyffX