Mia Doornaert sur l’affaire Arday : « Pour la gauche woke, justice et liberté de la presse sont à la tête du client »
Mia Doornaert voit dans l’affaire Arday un exemple de ce qui se produit lorsque l’identité évince le réflexe critique ordinaire. Elle juge particulièrement alarmante, pour la liberté de la presse britannique, l’enquête policière visant un journaliste qui s’interrogeait sur un possible plagiat.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
Mia Doornaert estime que l’affaire Arday révèle un manque de contrôle critique dans le monde universitaire. Elle dénonce aussi l’enquête policière menée contre un journaliste ayant examiné de possibles cas de plagiat.
La chute de Jason Arday continue d’agiter le monde universitaire britannique. L’ancien professeur de Cambridge a été mis en cause pour des accusations de plagiat et une série de récits spectaculaires sur sa vie et ses réalisations. Début août, il a quitté l’université avec effet immédiat.
Pour la journaliste et chroniqueuse Mia Doornaert, l’affaire va toutefois bien au-delà d’un seul professeur démasqué. Elle y voit deux problèmes insuffisamment abordés : le contrôle critique remarquablement faible au sein du monde universitaire et la manière dont un journaliste s’est retrouvé dans le viseur de la police. Celui-ci s’était pourtant limité à poser des questions sur les travaux universitaires d’Arday.
« Trente marathons en 35 jours ? Allons donc ! »
Doornaert commence par les récits dont Arday s’est prévalu pendant des années. Il affirmait notamment avoir couru trente marathons en 35 jours. Il aurait même achevé le dernier avec une fissure douloureuse au péroné.
Arday prétendait également avoir parcouru 600 miles, soit environ 960 kilomètres, en six jours. Il se serait ainsi hissé parmi les meilleurs coureurs d’ultra-endurance du monde. Il évoquait aussi les 5 millions de livres sterling qu’il aurait récoltés en contrats de parrainage grâce à ses performances sportives.
Dans une conversation ordinaire, de tels récits susciteraient rapidement des questions, relève Doornaert. Elle écrit qu’il ne faudrait pas longtemps avant que quelqu’un, avec ou sans bienveillance, réponde par un « Allons donc ! ». Cela ne semble pourtant pas s’être produit au sein de la direction très diplômée du prestigieux Jesus College de Cambridge.
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