Fin de la FM : le secteur audiovisuel freine des quatre fers
La fin programmée de la FM en Fédération Wallonie-Bruxelles suscite de fortes réserves. Le secteur audiovisuel appelle à une stratégie globale pour éviter une transition numérique précipitée, jugée risquée pour le pluralisme et l’équilibre économique des radios.
Publié par A JS
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Résumé de l'article
La fin programmée de la FM en Fédération Wallonie-Bruxelles suscite de fortes réserves dans le secteur, qui juge la transition numérique trop rapide et insuffisamment préparée. La Fédération Radio Z appelle à un plan global mieux financé pour développer le DAB+, préserver le pluralisme et soutenir les radios indépendantes.
La disparition progressive de la bande FM, envisagée par le gouvernement de la Communauté française, ne convainc pas le secteur audiovisuel. Réuni au sein du Collège d’avis du CSA, celui-ci appelle à replacer cette réforme dans une réflexion d’ensemble sur l’avenir du média radio.
En l’état, l’avant-projet de décret est jugé incomplet et insuffisamment coordonné.
Une réforme jugée prématurée
Les acteurs du secteur contestent d’abord l’allongement envisagé des autorisations de diffusion, qui passeraient de neuf à quinze ans. Une majorité préfère activer la prolongation exceptionnelle de trois ans déjà prévue, afin de laisser le temps à une concertation approfondie.
Dans ce contexte, Radio Z, qui regroupe une quarantaine de radios indépendantes, confirme ses réserves. Contacté par 21News, son représentant Fabien Schenkels, également directeur général de Radio K.I.F, réagit :
« Radio Z soutient le principe d’une transition numérique du média radio, mais estime qu’une extinction de la FM ne peut être envisagée tant que le déploiement du DAB+ pour les radios indépendantes reste incomplet et insuffisamment financé. »
Un déploiement jugé insuffisant
Fabien Schenkels souligne que le retard du DAB+ fragilise les radios de proximité :
« Aujourd’hui, sur les 12 multiplex DAB+ locaux prévus en FWB, seuls 2 sont pleinement opérationnels (Bruxelles et Mons–La Louvière–Charleroi). Les autres ne sont activés que partiellement, voire pour beaucoup toujours pas activés du tout. Cette situation fragilise les radios de proximité et crée un risque réel pour le pluralisme et l’accès local au média radio. »
Radio Z demande dès lors qu’avant toute échéance concernant la FM, un plan global, coordonné et financé soit mis en place. Celui-ci devrait inclure le financement complet du déploiement DAB+, un soutien structurel aux radios indépendantes, l’optimisation des couvertures et de la qualité de diffusion, ainsi qu’une concertation avec les autres Communautés et les pays voisins afin d’éviter toute distorsion ou déséquilibre du marché radiophonique.
Un manque de coordination préoccupant
L’absence de concertation avec les autres Communautés belges et les pays voisins inquiète particulièrement. Sans coordination, le risque d’interférences ou de concurrence accrue des radios étrangères est réel, avec à la clé une pression sur les recettes publicitaires locales.
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