France Inter : quand l'examen civique devient un nouveau prétexte pour faire le procès de la France
Il fallait parler d'un questionnaire destiné aux étrangers souhaitant s'installer durablement en France. France Inter en a tiré esclavage, domestiques philippines, Algérie « volée » et « fachos ». Une nouvelle démonstration d'un humour de service public où la repentance tient lieu de chute.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Sur France Inter, Marine Leonardi tourne en dérision l'examen civique à coups de références à l'esclavage, à la colonisation et à l'Algérie. Mais sa lecture de l'histoire résiste-t-elle aux faits ?
La France a-t-elle encore le droit de demander à ceux qui souhaitent s'y installer durablement de connaître quelques éléments de son histoire, de ses institutions et de sa culture sans que l'exercice ne se transforme en procès du pays ? La question mérite d'être posée après la chronique de Marine Leonardi diffusée sur France Inter à propos du nouvel examen civique.
Depuis le 1er janvier 2026, cet examen est notamment exigé pour une première carte de séjour pluriannuelle ou de résident. Il comporte 40 questions à choix multiples, dont 28 questions de connaissances et 12 mises en situation. Pour réussir, il faut obtenir au moins 32 bonnes réponses. Les matières sont vastes : principes républicains, institutions, droits et devoirs, histoire, géographie, culture et vie quotidienne en France.
On y trouve donc aussi bien la Révolution française que Molière, la Constitution, le Louvre, la géographie du pays ou les libertés fondamentales. Mais ce ne sont évidemment pas ces questions qui ont principalement retenu l'attention de l'humoriste.
Avec cette chronique “humoristique”, le service public confirme son talent unique : transformer la France en pays colonialiste et raciste, et taxer de facho quiconque désapprouve. Peu d’États offrent à leurs citoyens le privilège d’être insultés aussi brillamment avec leurs…
— Sébastien Tertrais (@stertrais) August 19, 2026
Esclavage, colonisation et « fachos »
Marine Leonardi s'arrête notamment sur deux questions parfaitement authentiques : l'année de l'abolition définitive de l'esclavage et l'identification d'un territoire autrefois colonisé par la France. Elles figurent effectivement parmi les questions publiées par le ministère de l'Intérieur.
La première permet une digression sur des employées philippines travaillant pour de riches familles parisiennes ; la seconde provoque cette réponse : « Demandez-nous plutôt qui on n'a pas colonisé ! »
Arrive ensuite l'Algérie. L'humoriste imagine que les Algériens seraient dispensés parce qu'ils auraient déjà connu de près la culture française : « par rapport au fait qu'on leur a volé leur pays ».
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter