Indemnités pour retards de vols : les négociations s’intensifient à Bruxelles
À Bruxelles, le bras de fer se poursuit sur les indemnisations des voyageurs aériens. Alors que le Parlement européen refuse d’alléger les règles actuelles, les compagnies dénoncent un système qu’elles jugent coûteux et contre-productif.
Publié par A JS
Résumé de l'article
L’Iata critique fermement le maintien du régime européen d’indemnisation des passagers en cas de retard. Alors que les États membres souhaitaient réduire les compensations, le Parlement européen défend les droits des voyageurs. Un compromis est désormais recherché à Bruxelles.
Les compagnies aériennes accentuent la pression sur les institutions européennes. Réunie en assemblée générale annuelle à Rio de Janeiro, l’Association du transport aérien international (Iata) a vivement critiqué la volonté du Parlement européen de préserver le régime actuel d’indemnisation des passagers victimes de retards.
Au cœur du débat figure le règlement européen adopté en 2004. Celui-ci prévoit une compensation pouvant atteindre 600 euros lorsque l’arrivée d’un vol accuse plus de trois heures de retard. Depuis plusieurs mois, ce dispositif fait l’objet de discussions entre les États membres et les institutions européennes.
Un désaccord persistant entre États et Parlement
En juin 2025, une majorité des vingt-sept États membres de l’Union européenne s’était prononcée en faveur d’un mécanisme moins favorable aux voyageurs. Quelques mois plus tard, en janvier 2026, le Parlement européen a rejeté cette orientation à une très large majorité. Les eurodéputés ont même plaidé pour un renforcement des droits des passagers.
Cette divergence oblige désormais les différentes parties à rechercher un compromis. Les négociations se poursuivent donc à Bruxelles afin de tenter de rapprocher des positions qui restent éloignées.
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