Fermeture de l'aéroport de Charleroi : les travailleurs attendent des garanties
L'aéroport de Charleroi interrompra totalement son activité pendant plusieurs mois au second semestre 2028, afin de rénover sa piste et moderniser ses infrastructures. Ce chantier soulève des inquiétudes parmi les syndicats, qui réclament des garanties pour les travailleurs et l'avenir de la plateforme.
Publié par A JS
Résumé de l'article
L'aéroport de Charleroi fermera plusieurs mois en 2028 pour rénover sa piste et moderniser ses infrastructures. Les syndicats craignent des conséquences sur l'emploi et les destinations. Le gouvernement wallon affirme préparer cette fermeture depuis plusieurs années et assure vouloir limiter son impact.
L'aéroport de Charleroi suspendra ses activités durant plusieurs mois au second semestre 2028. Cette fermeture permettra de rénover sa piste unique et de réaliser plusieurs chantiers de modernisation en parallèle. La Société wallonne des aéroports (Sowaer) pilote ces investissements avec Brussels South Charleroi Airport (BSCA).
Les responsables du projet souhaitent concentrer tous les travaux sur une même période. Cette organisation doit réduire la durée totale des perturbations. En contrepartie, le trafic aérien s'arrêtera complètement pendant plusieurs mois.
BSCA explique que ces investissements doivent préserver la sécurité des opérations, améliorer les performances de la plateforme et renforcer son attractivité à long terme.
Les syndicats redoutent les conséquences pour les travailleurs
Cette fermeture préoccupe les représentants du personnel. Alain Goelens, secrétaire syndical au Setca, s'interroge sur les conséquences économiques et sociales de cet arrêt.
Le syndicaliste demande quelles garanties existent pour retrouver toutes les destinations après la réouverture. Il estime également que le gouvernement wallon ne dispose pas d'une stratégie suffisamment ambitieuse pour diversifier les compagnies aériennes présentes à Charleroi.
Il s'inquiète aussi de la situation des salariés qui pourraient basculer en chômage économique durant les travaux. Selon lui, les organisations syndicales réclament des réponses depuis plus d'un an, sans obtenir suffisamment de précisions.
Le gouvernement wallon rejette les critiques
La ministre wallonne des Aéroports, Cécile Neven, conteste tout manque d'anticipation. Son cabinet affirme que la préparation de cette fermeture mobilise la Sowaer et BSCA depuis plusieurs années.
Les différents acteurs travaillent notamment sur la coordination avec les compagnies aériennes. Ils préparent également l'organisation des entreprises installées sur le site. Les équipes planifient aussi le maintien des opérations techniques indispensables au fonctionnement de la plateforme.
Pour la ministre, affirmer qu'aucune réflexion n'a été menée ne correspond pas à la réalité.
Une stratégie aéroportuaire mise en avant
Le cabinet du ministre-président wallon rappelle également que la Région poursuit un vaste plan d'investissement dans les aéroports wallons.
L'exécutif souligne enfin que sa stratégie repose aussi sur une diversification du secteur et sur le renforcement progressif de l'ancrage des actionnaires privés dans les sociétés qui gèrent les aéroports wallons..
La fermeture programmée de l'aéroport de Charleroi en 2028 constitue donc un chantier majeur. Les autorités mettent en avant les bénéfices attendus pour l'avenir de la plateforme.
Les représentants des travailleurs attendent désormais des réponses concrètes sur l'emploi, les revenus des salariés et la capacité de l'aéroport à retrouver rapidement son niveau d'activité après sa réouverture.