Iran : Trump a détruit l’accord Obama pour... faire pire (analyse)
Après des mois de bombardements, de blocus et de tensions mondiales, les États-Unis et l’Iran ont conclu un accord-cadre de 60 jours. Mais derrière l’annonce diplomatique, le nucléaire iranien reste intact, les sanctions ne sont pas réglées et les risques d’escalade demeurent entiers.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Accord États-Unis-Iran : malgré trois mois de guerre, les questions nucléaires, militaires et régionales restent largement sans réponse.
À première vue, Donald Trump peut revendiquer un succès diplomatique. Après plus de trois mois de conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, un mémorandum d’entente doit être signé vendredi sous médiation qatarie et pakistanaise. Le détroit d’Ormuz doit être rouvert, le blocus levé et une période de négociation de soixante jours engagée.
Mais derrière cette annonce se cache une réalité beaucoup plus ambiguë. Car l’accord ne règle pratiquement aucune des questions qui avaient précisément conduit à la guerre.
Le devenir du programme nucléaire iranien demeure inconnu. Les stocks d’uranium enrichi ne sont pas transférés hors du pays. Aucun engagement public n’a encore été pris concernant les centrifugeuses, les capacités futures d’enrichissement ou les programmes balistiques. Les inspections internationales, au cœur de toutes les négociations depuis deux décennies, restent elles aussi à négocier.
Autrement dit, après des mois d’affrontements et un coût humain considérable, Washington et Téhéran s’apprêtent à discuter des mêmes sujets qu’avant le conflit.
Le paradoxe d’une guerre qui a renforcé la position iranienne
Le constat est d’autant plus troublant que plusieurs analystes estiment que la campagne militaire n’a pas produit l’effet politique recherché.
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