« Israël ne commet pas de génocide, assez de ce mensonge abject ! » À Rome, Amir Ohana interpelle les parlementaires européens
Amir Ohana a rejeté jeudi à Rome les accusations de génocide contre Israël. Devant des responsables parlementaires européens, le président de la Knesset a dénoncé les calculs politiques de certains dirigeants.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Devant des responsables parlementaires réunis à Rome, Amir Ohana a défendu la guerre menée par Israël. Évoquant les victimes du 7 octobre et de la Shoah, il a appelé les Européens à soutenir son pays. Il accuse certains dirigeants de privilégier leurs intérêts politiques.
Amir Ohana a défendu Israël, jeudi 15 octobre, devant la Conférence européenne des présidents de parlement, à Rome. Le président de la Knesset a dénoncé les accusations de génocide visant son pays. Il a également reproché à certains dirigeants internationaux de les relayer par intérêt politique.
Cette conférence réunit les 15 et 16 octobre des responsables parlementaires européens et de pays partenaires. Elle aborde notamment les menaces contre la démocratie et l’avenir de l’ordre international. Elle relève de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, organisation distincte de l’Union européenne.
Israël ne compte pas parmi les membres du Conseil de l’Europe. La Knesset dispose cependant d’un statut d’observateur auprès de son Assemblée parlementaire. Cette tribune permet donc à son président de défendre directement les positions israéliennes.
Amir Ohana rappelle les victimes du 7 octobre
Israël ne commet pas de génocide. Assez de ce mensonge abject ! Israël combat un génocide.
Trois ans après les massacres, Amir Ohana a insisté sur le ciblage délibéré des civils israéliens. Les terroristes recherchaient leurs victimes, a-t-il souligné. Celles-ci ne se trouvaient pas accidentellement au milieu des combats.
Il a évoqué les meurtres, les viols, les mutilations et les victimes brûlées vives. Selon lui, Israël doit empêcher les auteurs de ces crimes de recommencer. Il présente cette responsabilité comme le fondement de la guerre menée par son pays.
« Israël ne commet pas de génocide. Assez de ce mensonge abject ! Israël combat un génocide », a-t-il lancé. Le président de la Knesset oppose ainsi aux accusations contre Israël la menace d’extermination visant les Juifs.
Un livre pour rappeler six millions de vies
Pour appuyer son propos, Amir Ohana a brandi un ouvrage de Phil Chernofsky. Son titre, And Every Single One Was Someone, signifie « Et chacun était quelqu’un ». Ses 1.250 pages répètent six millions de fois le mot anglais « Jew », soit « Juif ».
Chaque occurrence représente une victime de la Shoah. Ohana a expliqué garder ce livre sur son bureau. Il entend donner une dimension concrète à un bilan humain difficile à concevoir.
Le président de la Knesset a ensuite relié cette mémoire à la protection des Juifs aujourd’hui. Il a rappelé que l’Europe avait vu disparaître ces millions de vies. À ses yeux, le devoir de mémoire impose aussi d’agir contre les menaces présentes.
Une interpellation des dirigeants internationaux
Amir Ohana a enfin dénoncé un manque de courage politique sur la scène internationale. Selon lui, certains dirigeants sacrifient leurs principes à leurs intérêts électoraux. Il leur reproche aussi de chercher à apaiser leurs rues en accusant Israël.
Il a présenté le conflit comme un affrontement entre l’extrémisme et les démocraties. Évoquant l’histoire des persécutions antijuives, il a appelé les représentants présents à soutenir son pays.
Des applaudissements ont ponctué son intervention. Petra Bayr, présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, l’a ensuite remercié en hébreu.