La Belgique devrait se féliciter de pouvoir compter sur un ambassadeur aussi actif que Bill White (édito)
Ce soir, au Cinquantenaire, la Belgique aurait tort de bouder son plaisir. Avec Bill White, elle dispose d’un ambassadeur américain omniprésent, énergique et décidé à faire vivre la relation transatlantique. Une chance pour Bruxelles, son image et ses retombées économiques.
Publié par Nicolas de Pape
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Il y a deux façons de regarder les choses. La première consiste à chercher le moindre prétexte pour râler. La seconde est de reconnaître lorsqu'une initiative constitue une formidable opportunité pour notre pays. Ce soir, aura lieu la grande célébration du 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis au parc du Cinquantenaire, certains ont déjà choisi leur camp.
Une fête trop ambitieuse ?
On entend ici ou là que les F-35 ne pourront finalement pas survoler Bruxelles. Que la fête est trop ambitieuse. Qu'elle attirera trop de monde. Comme si accueillir des milliers de visiteurs et offrir à Bruxelles un rayonnement international était devenu un problème.
Pourtant, les faits sont là. Grâce à l'énergie de l'ambassadeur américain Bill White, près de 5.000 invités sont attendus pour ce qui sera l'une des plus importantes célébrations organisées hors des États-Unis. Des personnalités américaines de premier plan feront le déplacement. Les médias internationaux auront les yeux tournés vers Bruxelles. Peu de capitales dans le monde peuvent se targuer d'accueillir un événement d'une telle ampleur.
La Belgique devrait s'en réjouir.
Depuis son arrivée, Bill White ne se contente pas d'occuper une résidence diplomatique. Il sillonne le pays. Il rencontre des entrepreneurs, visite des entreprises, participe à des événements économiques, culturels et associatifs aux quatre coins de la Belgique. Il multiplie les contacts avec le monde politique, économique et académique. Son enthousiasme pour notre pays est manifeste.
Plus encore, il met cette énergie au service des relations économiques entre la Belgique et les États-Unis. Les investissements se chiffrent en milliards d'euros. Les échanges commerciaux se renforcent. Dans un contexte international marqué par une concurrence féroce pour attirer les capitaux étrangers, disposer d'un ambassadeur qui ouvre des portes plutôt que de les fermer constitue une chance.
Omniprésence
Soyons honnêtes : Bill White est aujourd'hui probablement plus connu du grand public que bien des ministres belges. Non pas parce qu'il recherche la lumière pour lui-même, mais parce qu'il est omniprésent sur le terrain. Il fait vivre la relation belgo-américaine au lieu de la laisser dormir dans les salons diplomatiques.
Cette grande fête illustre parfaitement sa manière de travailler. Elle profitera aux hôtels, aux restaurants, aux sociétés d'événementiel, aux transports, aux commerces bruxellois. Elle fera travailler des centaines de personnes. Elle donnera de Bruxelles une image dynamique et accueillante.
La Belgique conserve ainsi une importance stratégique
À une époque où beaucoup déplorent que la Belgique perde de son influence sur la scène internationale, il serait paradoxal de critiquer une initiative qui démontre précisément le contraire. Si les États-Unis choisissent Bruxelles pour organiser l'une des plus grandes célébrations de leur fête nationale dans le monde, c'est bien parce que notre pays conserve une importance stratégique.
Au lieu de pratiquer le réflexe bien belge consistant à chercher ce qui ne va pas, réjouissons-nous qu'un ambassadeur étranger investisse autant d'énergie pour renforcer les liens entre nos deux pays. La Belgique a tout à gagner à entretenir une relation forte avec la première puissance économique mondiale. Parfois, il faut savoir reconnaître une bonne nouvelle lorsqu'elle se présente. Celle-ci en est une.