La Pride se divise : une association LGBT dénonce son éviction pour ses positions universalistes
Exclue pour la deuxième année consécutive de la Marche des fiertés, l'association Fiertés Citoyennes dénonce une décision « arbitraire » de l'Inter-LGBT. Son président estime que ses positions en faveur de la laïcité, de l'universalisme républicain et de la lutte contre l'antisémitisme sont devenues dérangeantes au sein d'une partie du mouvement.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Exclue de la Pride, l'association LGBT Fiertés Citoyennes dénonce une décision arbitraire et met en lumière les fractures idéologiques qui traversent aujourd'hui le mouvement LGBT.
L'association LGBT+ Fiertés Citoyennes affirme avoir été écartée, pour la deuxième année consécutive, de la Marche des fiertés organisée par l'Inter-LGBT. Son président, Arnaud Abel, dénonce une exclusion qu'il qualifie de « totalement arbitraire » et qui, selon lui, traduit une évolution idéologique d'une partie du mouvement LGBT, de moins en moins tolérante à l'égard des sensibilités qui ne s'inscrivent pas dans sa ligne politique.
« Notre sentiment, c'est qu'on gêne », résume-t-il dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. « Nous défendons des valeurs : l'universalisme républicain, la lutte contre l'antisémitisme, la laïcité. »
Selon Arnaud Abel, la direction de l'Inter-LGBT a justifié le refus d'intégrer Fiertés Citoyennes au cortège par un vote unanime des associations participantes, invoquant de supposés « comportements violents ». Des accusations que l'intéressé juge particulièrement graves.
« Nous avons demandé des précisions sur ces accusations. Nous avons demandé le procès-verbal de cette réunion. Nous n'avons obtenu aucune réponse », affirme-t-il.
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