Le Kremlin évoque un chemin long et complexe vers la paix
Le Kremlin estime que toute perspective de paix en Ukraine demeure éloignée, malgré la pression américaine et le cessez-le-feu limité du 9 au 11 mai, sans avancée réelle des discussions.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le Kremlin estime que la paix en Ukraine reste lointaine malgré la pression américaine. Les négociations sont jugées quasiment gelées, tandis qu’un cessez-le-feu limité du 9 au 11 mai est évoqué. Sur le terrain, le conflit s’enlise dans le Donbass et aucune avancée diplomatique concrète n’est annoncée.
Samedi, les autorités russes ont jugé que toute issue diplomatique au conflit ukrainien restait lointaine, alors que Washington multiplie les appels à accélérer la conclusion d’un accord destiné à mettre fin à la guerre.
Des négociations au point mort
Le Kremlin reconnaît que la volonté américaine d’obtenir un accord rapide est compréhensible, mais insiste sur la complexité du dossier. Selon Moscou, les discussions se trouvent pratiquement gelées, les positions restant trop éloignées pour envisager une percée à court terme.
Dans ce contexte, Dmitri Peskov a souligné que parvenir à un règlement nécessite un processus long et semé de difficultés. Il a été relayé par le journaliste de la télévision d’État Pavel Zarubin. De son côté, le conseiller du Kremlin pour la politique étrangère, Yuri Ushakov, a indiqué que les pourparlers pourraient reprendre, sans qu’aucune date ne soit fixée, précisant que la situation restait suspendue.
Un conflit qui s’enlise sur le terrain
Sur le plan militaire, les forces russes sont engagées en Ukraine depuis plus de quatre ans. Malgré cette durée, elles n’ont pas réussi à prendre l’intégralité du Donbass, dans l’est du pays, où les troupes ukrainiennes se sont repliées sur une ligne de villes fortifiées.
Cette situation rappelle un conflit d’une ampleur inédite en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Moscou évoque d’ailleurs une durée d’engagement militaire supérieure à celle de l’Union soviétique durant la guerre de 1939-1945, appelée en Russie Grande Guerre patriotique.
Washington face à l’urgence politique
De son côté, Donald Trump affirme vouloir mettre un terme au conflit. Le président américain a déjà exprimé sa frustration de ne pas avoir obtenu de résultat concret sur ce dossier, qu’il considère comme l’une de ses principales déceptions politiques.
Vendredi, il a évoqué sur Truth Social un cessez-le-feu prévu du 9 au 11 mai, accepté à la fois par la Russie et l’Ukraine. Le dispositif inclut une suspension des « activités cinétiques » ainsi qu’un échange de 1.000 prisonniers de chaque côté.
Un cessez-le-feu limité et contesté
Moscou précise toutefois que l’accord évoqué ne concerne qu’une période de trois jours, liée aux commémorations du Jour de la Victoire. Selon le Kremlin, les 9, 10 et 11 mai sont concernés, sans prolongation automatique.
Les autorités russes ajoutent que les négociations globales restent en suspens et que leur reprise demeure incertaine. Yuri Ushakov a insisté sur le caractère provisoire de cette trêve, sans garantie d’évolution diplomatique à court terme.