Le prince Harry raconte sa dépression et ses crises de panique au sein de la famille royale
Le prince Harry révèle avoir traversé une période de dépression après son départ du Royaume-Uni. Dans un entretien diffusé sur MasterClass, le duc de Sussex raconte ses crises de panique, la pression médiatique et les difficultés psychologiques liées à son ancienne vie royale.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le prince Harry révèle avoir souffert de dépression pendant deux semaines après son départ du Royaume-Uni. Dans un entretien sur MasterClass, il raconte ses crises de panique lors des engagements royaux et sa peur des photographes. Installé en Californie, il affirme désormais privilégier son équilibre familial et limiter ses déplacements professionnels à dix jours.
Le prince Harry revient sur les conséquences psychologiques de son départ de la famille royale britannique. Dans un entretien diffusé sur la plateforme MasterClass, il confie avoir traversé une période de dépression après son installation au Canada. Le duc de Sussex évoque également les crises de panique qui accompagnaient ses engagements officiels au Royaume-Uni.
Face à la neuroscientifique Mary-Frances O'Connor, le fils cadet du roi Charles III décrit une expérience particulièrement déstabilisante. Après plusieurs années sous pression, son éloignement de la vie royale aurait provoqué une réaction physique et psychologique inattendue.
« Nous avons déménagé au Canada pour prendre un peu de recul par rapport à tout cela, pour pouvoir réfléchir », explique-t-il. Mais ce changement d'environnement ne lui a pas immédiatement apporté le soulagement espéré.
Une dépression après son départ du Royaume-Uni
Le prince Harry et Meghan Markle ont annoncé en janvier 2020 leur volonté de renoncer à leurs fonctions royales de premier plan. Après un séjour au Canada, le couple s'est finalement installé en Californie avec son fils Archie. Leur fille Lilibet y est née en 2021.
Harry raconte que son organisme a difficilement supporté la disparition soudaine du stress quotidien. Selon lui, son corps s'était habitué à fonctionner dans un état d'alerte permanent.
« Au Canada, loin de cet environnement stressant où mon corps était sans doute constamment sous pression, j'ai fait un crash d'adrénaline au bout de deux ou trois jours. »
Le duc de Sussex affirme n'avoir jamais connu une telle sensation auparavant. « Je suis tombé en dépression pendant environ deux semaines et j'avais l'impression de ne plus pouvoir fonctionner sans adrénaline », confie-t-il.
Cette période aurait marqué une étape difficile dans sa transition vers une existence éloignée des obligations de la monarchie. Harry présente cet épisode comme la conséquence d'années de tensions accumulées.
Des crises de panique avant ses engagements officiels
Le prince Harry décrit également les difficultés qu'il rencontrait lors de ses apparitions publiques. Bien avant son départ du Royaume-Uni, certaines obligations royales provoquaient chez lui une profonde anxiété.
La simple préparation d'un événement suffisait parfois à déclencher un malaise. Enfiler un costume, nouer une cravate ou monter dans une voiture devenait une source d'angoisse.
« J'ai vécu une période où les apparitions publiques me plongeaient dans une panique totale, du début à la fin », raconte-t-il.
Le duc de Sussex redoutait particulièrement son arrivée devant les photographes. Les caméras, les flashes et le bruit des appareils photo accentuaient son anxiété.
Au fil du temps, cette tension aurait pris une dimension plus préoccupante. Harry explique avoir commencé à subir de véritables crises de panique pendant ses déplacements professionnels.
« C'est là que j'ai réalisé : ok, il y a quelque chose de plus grave derrière tout ça, il faut que tu t'en occupes. »
Ces confidences prolongent les déclarations qu'il avait déjà faites sur sa santé mentale. Le prince avait notamment évoqué ses difficultés psychologiques dans plusieurs entretiens et dans ses mémoires, publiés en 2023.
La pression du regard public et des photographes
Harry revient aussi sur une crainte qui pourrait paraître anodine. Pendant ses engagements officiels, il redoutait particulièrement de transpirer devant les caméras.
« Ma plus grande crainte était celle de transpirer », explique-t-il. Il craignait que son apparence physique donne au public une impression de négligence.
Cette inquiétude occupait parfois une place disproportionnée dans son esprit. Elle renforçait son anxiété au moment même où il devait afficher une attitude détendue.
La relation du prince Harry avec les médias britanniques constitue depuis longtemps un sujet de conflit. Il a régulièrement dénoncé les méthodes de certains tabloïds et leur intrusion dans sa vie privée.
La mort de sa mère, la princesse Diana, en 1997, a également profondément marqué son rapport à la presse. Harry avait douze ans lorsqu'elle a perdu la vie dans un accident de voiture à Paris.
Aujourd'hui, il reconnaît que certaines apparitions publiques peuvent encore provoquer des réactions physiques. Il affirme néanmoins mieux gérer ces situations qu'auparavant.
Sa famille, désormais au premier rang de ses priorités
Depuis son installation aux États-Unis, le prince Harry cherche à concilier ses activités professionnelles avec sa vie familiale. Il participe notamment à des projets médiatiques et poursuit son engagement auprès des anciens combattants à travers les Invictus Games.
Le duc de Sussex affirme avoir progressivement trouvé un équilibre plus satisfaisant. Sa priorité consiste désormais à préserver le temps passé avec Meghan Markle et leurs deux enfants.
Il s'impose notamment une règle concernant ses déplacements professionnels. Il évite de s'éloigner de sa famille pendant plus de dix jours consécutifs.
« La clé de cet équilibre entre joie et bonheur, c'est que je ne m'éloigne jamais de ma famille plus de dix jours », explique-t-il.
Cette organisation lui permet, selon ses propres mots, de mieux concilier ses responsabilités professionnelles avec son rôle de père et de mari.
Six ans après sa rupture avec la monarchie britannique, Harry continue donc de revenir publiquement sur les difficultés de son ancienne existence.
Ses nouvelles confidences décrivent les conséquences personnelles d'une vie longtemps soumise aux obligations royales et à l'attention médiatique.