Aimen Horch entraîne définitivement Groen vers un activisme radical anti-Israël
Aimen Horch fait la une des journaux nationaux par une action contre le drapeau israélien. Son arrestation administrative met en lumière une orientation déjà visible depuis un certain temps au sein de Groen. L'écologie passe à l'arrière-plan, tandis que le conflit israélo-palestinien occupe une place toujours plus centrale.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
L'arrestation du président de Groen, Aimen Horch, est plus qu'un simple incident. Son action s'inscrit dans une orientation plus large par laquelle Groen se positionne de plus en plus explicitement à travers le conflit israélo-palestinien, et de moins en moins à travers ses thèmes écologiques traditionnels.
Pendant des années, penser à Groen, c'était penser au climat, à la nature et aux énergies durables. Aujourd'hui, le parti fait la une des journaux nationaux avec une protestation contre le drapeau israélien. Ce contraste résume peut-être mieux que tout le changement de cap sous Aimen Horch. Le moment politique le plus important du président de Groen n'avait rien à voir avec la transition énergétique, l'azote ou la biodiversité. Toute la Flandre a appris à le connaître après son arrestation lors d'une action contre le drapeau israélien à l'hôtel de ville d'Anvers.
Le président d'un parti écologiste a ainsi placé un conflit du Moyen-Orient au centre de son positionnement politique. Horch poursuit en outre une ligne déjà visible depuis longtemps au sein de Groen. L'ancienne présidente Meyrem Almaci s'est pendant des années profilée comme une critique résolue d'Israël. L'ancienne vice-Première ministre Petra De Sutter a plaidé à plusieurs reprises, depuis le gouvernement fédéral, en faveur de sanctions plus sévères et d'une approche plus dure à l'égard d'Israël. Horch poursuit cette ligne, mais choisit résolument un activisme de rue visible.
Pas Netanyahou, mais le drapeau israélien
Après sa libération, Horch a déclaré qu'il protestait contre la guerre à Gaza. Pourtant, l'action ne visait ni le Premier ministre Benjamin Netanyahou ni les opérations militaires de son pays. La cible était le drapeau israélien. Cette distinction est fondamentale. Un drapeau national ne représente pas le gouvernement du moment, mais un pays et sa population. Les Israéliens qui manifestent depuis des mois contre Netanyahou sont eux aussi représentés par ce même drapeau.
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