L’énergie, c’est la vie
L’énergie, c’est la vie. Voilà un credo que la Commission européenne - et ses thuriféraires - devrait faire sien. L’Europe s’est d’ailleurs construite autour du charbon, de l’acier et de l’atome, avec une ambition simple : mettre une énergie abondante et bon marché au service de la prospérité.
Publié par Nicolas de Pape
Résumé de l'article
L’Europe ne peut durablement sacrifier son industrie à une transition climatique solitaire alors que les énergies fossiles couvrent encore 86 % des besoins mondiaux et que la consommation continue d’augmenter.
Comme nous l’avons déjà écrit ici, l’Union européenne doit adapter sa politique énergétique aux réalités mondiales.
La demande d’énergie continue de croître. Selon le Statistical Review of World Energy, l’approvisionnement énergétique mondial a dépassé les 600 exajoules en 2025, en hausse de 1,7 %. Les énergies fossiles - pétrole, gaz et charbon - en représentent encore environ 86 %. Malgré l’essor spectaculaire du solaire et de l’éolien intermittents, les grandes sources d’énergie ont toutes atteint des niveaux records. Les renouvelables progressent, mais les combustibles fossiles ne s’effacent pas pour autant. Le monde additionne encore largement les énergies au lieu de les substituer. La transition énergétique n’a jamais vraiment eu lieu.
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