Léon XIV veut « désarmer l’IA » : une encyclique choc pour défendre « la magnifique humanité »
Dans sa première encyclique intitulée "Magnifica Humanitas", Léon XIV dénonce les ravages de l'intelligence artificielle. Le pape demande aussi le pardon pour le retard de l'Église dans sa condamnation de l'esclavage.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
- Le pape Léon XIV publie sa première encyclique.
- "Magnifica Humanitas" dénonce les dangers de l'intelligence artificielle.
Dans sa première encyclique Magnifica Humanitas, publiée ce lundi, le pape Léon XIV signe un texte dense, politique et profondément doctrinal sur les dangers de l’intelligence artificielle. Entre dénonciation d’un « nouvel esclavage numérique », défense de la démocratie et critique du transhumanisme, le souverain pontife américain entend imposer la voix de l’Église dans le grand débat technologique du XXIe siècle.
Il y avait une forte attente autour de cette première encyclique. Depuis son élection en 2025, Léon XIV avait multiplié les mises en garde contre les dérives de la révolution numérique. Avec Magnifica Humanitas – « La magnifique humanité » –, le pape américain donne désormais une colonne vertébrale doctrinale à son pontificat. Et le texte frappe fort.
Sous-titrée « la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle », cette encyclique sociale ne se contente pas d’appeler à une régulation technique. Elle propose une véritable vision du monde, où la question technologique devient une question civilisationnelle. À travers ses 180 pages, Léon XIV alerte contre une société où l’homme risquerait progressivement de devenir l’objet des machines qu’il a lui-même créées.
Le « pardon » historique de Léon XIV
Premier choc du texte : une demande explicite de pardon pour le retard de l’Église dans la condamnation de l’esclavage. Le pape écrit en effet : « Je demande sincèrement pardon » pour une institution qui a « longtemps toléré l’esclavage ». Le passage surprend dans une encyclique consacrée à l’intelligence artificielle. Mais la logique du pape est claire : établir un parallèle historique entre l’esclavage ancien et ce qu’il appelle un possible « nouvel esclavage technologique ».
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