Les États-Unis rapprochent Israël et le Liban malgré des désaccords persistants
Après des mois de guerre, Israël et le Liban amorcent un dialogue inédit sous l'égide des États-Unis. Présenté comme un premier jalon vers une paix durable, l'accord-cadre laisse toutefois en suspens plusieurs dossiers majeurs, dont le désarmement du Hezbollah et le retrait israélien du Sud-Liban.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Israël, le Liban et les États-Unis ont signé un accord-cadre présenté comme un premier pas vers une paix durable. Les discussions butent toutefois sur deux questions centrales, le retrait israélien du Sud-Liban et le désarmement du Hezbollah, tandis que des zones pilotes sont à l'étude.
Après plusieurs mois de combats, Israël et le Liban ont franchi une étape diplomatique inattendue en signant à Washington un accord-cadre sous la médiation des États-Unis. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a présenté cette initiative comme un premier pas vers une normalisation entre les deux pays, longtemps séparés par des décennies d'hostilité.
Le document a été signé par l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, et par son homologue libanaise, Nada Hamadeh. Aucun détail précis de son contenu n'a toutefois été rendu public.
Une ambition affichée de paix durable
Pour Beyrouth, ce cadre ouvre la perspective d'un rétablissement complet de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale du Liban. Nada Hamadeh a affirmé qu'il devait conduire à une cessation permanente des hostilités, permettre le retour des déplacés et offrir aux Libanais des conditions de sécurité et de prospérité.
Yechiel Leiter a, de son côté, insisté sur l'objectif final de cette démarche. Selon lui, Israël et le Liban doivent parvenir à une paix véritable, fondée sur le respect réciproque de leur souveraineté. Il a également souligné que l'accord exclut toute implication de l'Iran et du Hezbollah, estimant que cette configuration ouvrait désormais une voie crédible vers un règlement durable.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué vendredi une « grande réussite » pour son pays. Il a cependant rappelé qu'Israël conserverait sa présence dans la zone de sécurité du Sud-Liban tant que le Hezbollah demeurerait armé et représenterait, selon lui, une menace.
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