On avait enterré le V8, les automobilistes le réclament à nouveau
Plus puissant, plus coupleux et moins gourmand, le nouveau six-cylindres de Ram avait tout pour enterrer définitivement le vieux V8 Hemi. Tout, sauf son bruit et son caractère. Face au rejet d’une partie de sa clientèle, Stellantis a ressuscité le huit-cylindres. Une revanche de l’émotion automobile racontée par le Wall Street Journal.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Plus puissant, plus coupleux et moins gourmand, le six-cylindres Hurricane devait enterrer le V8 Hemi de Ram. Mais les clients n’en ont pas voulu. Le Wall Street Journal raconte comment Stellantis a redécouvert le poids de l’émotion automobile.
Sur le papier, l'affaire semblait entendue. Ram disposait d'un moteur moderne capable de faire mieux que son vieux V8 presque partout. Baptisé Hurricane, son six-cylindres en ligne turbocompressé développait davantage de puissance, davantage de couple, pouvait remorquer plus lourd et consommait moins.
Il possédait même deux qualités que l'industrie automobile recherche depuis des décennies : il était plus silencieux et plus doux. C'était justement le problème.
Dans une enquête publiée jeudi, le Wall Street Journal raconte comment Stellantis a découvert à ses dépens qu'un moteur ne se résumait pas nécessairement à ses performances mesurables. Pour une partie des acheteurs, notamment ceux des gros pick-up américains, le grondement, les vibrations et la personnalité mécanique du V8 font partie intégrante du produit.
Après seulement une année passée à miser exclusivement sur son Hurricane pour le Ram 1500, le constructeur a donc fait quelque chose d'assez inhabituel dans une industrie obsédée par le progrès technologique : il a ressorti son ancien moteur.
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