Manifestations en Allemagne : la contestation dégénère en violences à Francfort. Un magasin d'armes pillé
Après la France, la Belgique ou l'Italie, c'est l'Allemagne qui a été touché par de violentes manifestations.
Publié par J.PE
Des dizaines de milliers de jeunes ont manifesté samedi dans plusieurs villes allemandes pour réclamer davantage de moyens pour l’éducation, dénoncer la vie chère et s’opposer à une éventuelle réintroduction du service militaire. Si la majorité des rassemblements se sont déroulés pacifiquement, la soirée a été marquée par de violents affrontements, notamment à Francfort où un magasin d’armes a été pillé.
Le mouvement de la « Gen Z » prend de l’ampleur en Allemagne. À l’appel du collectif « GenZ regelt », qui signifie « la génération Z s’en charge », des milliers de jeunes sont descendus dans les rues de plusieurs dizaines de villes allemandes samedi 31 octobre.
Inspirés notamment par les mobilisations observées en France, les manifestants dénoncent la dégradation des conditions d’éducation, la hausse du coût de la vie et les inquiétudes liées à l’avenir climatique. Le collectif s’oppose également à une éventuelle réintroduction du service militaire.
Des violences particulièrement importantes à Francfort
Les rassemblements, majoritairement pacifiques dans un premier temps, ont dégénéré dans plusieurs villes au cours de la soirée.
C’est à Francfort que les affrontements ont été les plus violents. Selon la police, certains manifestants ont lancé des pierres, des feux d’artifice ainsi que des cocktails Molotov en direction des forces de l’ordre. La police a répondu avec des canons à eau et du gaz lacrymogène.
Plusieurs commerces ont également été pris pour cible. Les vitrines de différentes enseignes ont été brisées et un magasin d’armes a notamment été pillé. La police a annoncé l’arrestation d’un suspect et la saisie de deux armes.
Au moins un policier a été blessé au cours des affrontements.
Une partie de la principale artère commerçante de Francfort a ensuite été bouclée par les forces de l’ordre, tandis que des unités anti-émeutes étaient déployées pour empêcher l'accès à la zone.