Tensions à Paris : des gendarmes ont été brûlés par un jet de cocktail Molotov
Une manifestation prévue comme « à haut risque » a basculé dans la violence à Paris du fait de casseurs venus une nouvelle fois en découdre avec les forces de l'ordre. Deux policiers ont été touchés par des jets de cocktail Molotov, dont l’un a vu sa jambe prendre feu.
Publié par Loïc Cotteret
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Résumé de l'article
À Paris, deux policiers ont été visés par des cocktails Molotov lors des manifestations du 31 octobre, dont l’un grièvement brûlé à la jambe. Une journée de mobilisation massive, accentuée par Halloween, qui bascule de nouveau dans la violence du fait de casseurs.
La France a vécu ce samedi 31 octobre une nouvelle journée de mobilisation mais l’attention s’est brutalement déplacée vers la capitale après des attaques d’une rare gravité contre les forces de l’ordre.
Selon le syndicat Officiers et Commissaires de police, « ce qui semble être un cocktail Molotov » a été lancé sur des gendarmes à Paris. Le syndicat a dénoncé une « attaque d’une extrême gravité » et exprimé son « soutien total » aux agents visés.
INADMISSIBLE. Ce qui semble être un cocktail Molotov a été lancé sur les forces de l’ordre à #Paris. Cette attaque est d’une extrême gravité. Aucune violence contre celles et ceux qui assurent notre sécurité ne peut être tolérée. Soutien total à nos collègues. #SoutienFDO https://t.co/I2gfq90Q94
— Officiers et Commissaires de police (@PoliceSCSI) October 31, 2026
Deux policiers touchés
Un deuxième jet aurait également atteint un policier, dont la jambe aurait pris feu, selon des images et témoignages relayés sur les réseaux sociaux.
🔴 🚨🎥 ➜ " MANIFESTATION 31 OCTOBRE • ACTE III "
— Opinia (@OpiniaVox) October 31, 2026
À Paris, un deuxième policier a reçu un jet de cocktail Molotov, qui a enflammé sa jambe.
La situation devient hors de contrôle sur place. https://t.co/0y7BYM0Bp7 pic.twitter.com/3LERSTd07K
La scène, si elle est confirmée par l’enquête, illustre un basculement dangereux : des dispositifs incendiaires ne relèvent plus de la contestation, mais d’une volonté de blesser.
Les forces de l’ordre étaient massivement déployées pour faire face à un samedi annoncé comme particulièrement tendu. Le ministère de l’Intérieur attendait environ 350 actions dans le pays et avait mobilisé quelque 70 000 policiers et gendarmes, dans un contexte qualifié de « risque très élevé » par l’exécutif.
Une mobilisation nationale massive
Sur l’ensemble du territoire, les chiffres donnent la mesure de la journée. Les syndicats avancent près de 500 000 manifestants, tandis que les autorités évoquent 320 000 personnes, un écart classique entre les évaluations organisateurs-État, mais qui traduit dans les deux cas une mobilisation considérable.
À Paris, le déroulé a aussi été marqué par une bataille juridique. Le Conseil d’État a annulé dans la nuit la décision du tribunal administratif et validé un parcours allant de la porte de Bagnolet à la porte de Charenton, rejetant la demande des organisations syndicales qui souhaitaient défiler entre Bastille et la Nation.
Une nuit à risque
Ce samedi 31 octobre, la date d’Halloween a ajouté une tension supplémentaire à une journée déjà placée sous haute surveillance. Des appels à descendre dans la rue circulent sur les réseaux sociaux en cette soirée. Les tensions risquent donc de perdurer une bonne partie de la nuit.