Maxime Prévot : « L’attitude de l’opposition socialiste et écologiste – je n’attends rien du PTB – qui harangue la colère des gens n’est pas responsable »
Le ministre des Affaires Étrangères a donné une grande interview à nos confrères de La Libre Belgique ce week-end. L’occasion pour lui de revenir sur plusieurs sujets d’actualité.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Maxime Prévot (Les Engagés) a accordé un long entretien à nos confrères de La Libre. Extraits choisis.
Sur un éventuel changement vers le haut du taux de TVA, Maxime Prévot (Les Engagés) déclare : « Relever le taux de TVA de 21 à 22 % permet de diluer l’effort, en le faisant supporter marginalement par tout le monde plutôt que durement par certains secteurs seulement. J’entends qu’il y a un veto du côté du MR. Nous allons donc probablement devoir faire à nouveau preuve de créativité lorsque viendra le moment du débat budgétaire prévu fin mars. »
Sur l’assainissement budgétaire à réaliser, il tacle aussi l’opposition et signale que « Bien que cela constitue l’effort le plus grand des cinquante dernières années, on terminera la législature, au mieux, avec un déficit de 4 % du PIB. Quels que soient les prochains partis au pouvoir, nous sommes partis pour dix à quinze ans d’efforts. L’attitude de l’opposition socialiste et écologiste – je n’attends rien du PTB – qui harangue la colère des gens et crie au scandale sur les mesures décidées n’est donc pas responsable. Nous voulons éviter que la Belgique devienne la nouvelle Grèce où, par exemple, les pensions ont dû être rabotées de 30 %. C’est quand même autre chose que deux sauts d’index sur les revenus au-dessus de 4.000 euros brut. »
Cet entretien a aussi été l’occasion pour le vice-Premier ministre d’aborder la question de la surpopulation carcérale : « Nous avons la volonté de mettre fin à cette situation indigne. La ministre de la Justice (Annelies Verlinden, CD&V – Ndlr) a fait des propositions qui n’ont pas encore fait consensus. On se heurte à des questions de principe plutôt qu’opérationnelles. Vous ne pouvez pas, en un claquement de doigts, construire de nouvelles prisons. Le seul moyen de régler le problème à court terme, c’est donc de laisser sortir plus tôt certains prisonniers. Ce qui est assez difficile à accepter : personne n’a envie de donner le sentiment d’une impunité partielle. Mais si on ne fait rien, des milliers de citoyens qui ont fait l’objet d’une condamnation (environ 3.000 personnes, NdlR) ne purgeront jamais leur peine à cause du manque de places. »