Michel-Édouard Leclerc entretient le suspense sur une possible candidature à 2027
Interrogé sur BFMTV par Apolline de Malherbe, Michel-Édouard Leclerc n'a pas fermé la porte à une candidature à l'élection présidentielle. Le patron des centres E.Leclerc affirme pouvoir en avoir « envie » et appelle à bâtir un « projet collectif » dépassant les clivages traditionnels.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Invité de BFMTV, Michel-Édouard Leclerc n'exclut pas une candidature à la présidentielle de 2027 et plaide pour un projet « progressiste » et « humaniste ».
La question lui est régulièrement posée. Cette fois, Michel-Édouard Leclerc n'a pas cherché à l'éluder. Invité de BFMTV face à Apolline de Malherbe, le président du comité stratégique des centres E.Leclerc a laissé entendre qu'une candidature à l'élection présidentielle ne relevait pas de l'impossible.
Présidentielle 2027: "Je pourrais avoir envie d'y aller", déclare Michel-Édouard Leclerc pic.twitter.com/Ad7crovTcN
— BFM (@BFMTV) July 6, 2026
À la question de savoir s'il avait envie d'y aller, l'homme d'affaires a répondu avec prudence mais sans fermer la porte : « Je pourrais avoir envie d'y aller. »
Le pouvoir d'achat comme priorité
Michel-Édouard Leclerc justifie cette réflexion par ce qu'il considère comme l'absence d'un véritable projet politique autour des préoccupations quotidiennes des Français.
« Les sujets essentiels des Français, les sujets sur le pouvoir d'achat, sur les salaires, la réduction des écarts de salaire entre le brut et le net... Je trouve qu'il n'y a pas de projet collectif », a-t-il estimé.
Depuis plusieurs années, le patron de l'enseigne E.Leclerc s'est imposé comme l'une des voix les plus écoutées sur les questions de consommation, d'inflation et de pouvoir d'achat, intervenant régulièrement dans le débat public.
« Progressiste et humaniste »
Interrogé sur son éventuel positionnement politique, Michel-Édouard Leclerc a refusé de se ranger dans les catégories traditionnelles. « Je pense que je serai progressiste, humaniste », a-t-il répondu.
Avant d'ajouter vouloir d'abord construire « un projet collectif » capable de rassembler une majorité de Français, plutôt que de multiplier les candidatures de témoignage.
Je pense qu'il faut 51 % des Français d'accord sur un projet collectif.
Michel-Édouard Leclerc
Le suspense reste entier
Apolline de Malherbe lui a alors demandé quand il prendrait sa décision. L'intéressé a préféré esquiver avec humour : « Mais vous m'y aiderez ? »
La journaliste lui a répondu qu'elle continuerait surtout à lui poser des questions. Michel-Édouard Leclerc n'a cependant donné aucun calendrier et a simplement assuré qu'il ne disparaîtrait pas du débat public : « Je ne me planque jamais, je suis en mode combattant, action. »
Sans officialiser la moindre ambition présidentielle, le grand patron entretient ainsi un suspense qui ne manquera pas d'alimenter les spéculations à mesure que l'échéance de 2027 se rapproche.