Trottinettes et vélos électriques : Jean Todt appelle à être « très strict, très sévère »
Face à Louis Sarkozy, Jean Todt dénonce les comportements dangereux à vélo électrique et à trottinette. L’ancien patron de Ferrari défend une application ferme des règles et réserve la recherche de sensations au circuit. Sur route, son critère est le nombre de vies sauvées.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Jean Todt réclame de la fermeté face aux comportements dangereux à trottinette et à vélo électrique. Il défend la discipline et la sécurité routière.
« Il faut être très strict, très sévère. » Interrogé par Louis Sarkozy dans En toute liberté, Jean Todt vise les comportements qu’il juge dangereux chez les utilisateurs de vélos électriques et de trottinettes. Absence de casque, non-respect des sens uniques ou du sens de circulation dans les ronds-points : l’ancien patron de Ferrari décrit un défi supplémentaire pour la sécurité routière.
La formule intervient dans un échange sur la moto. Louis Sarkozy, lui-même motard, l’interroge sur la place que peut garder la passion face au risque de blessure. Todt renvoie la recherche de sensations vers le circuit, avant d’aborder ces autres deux-roues. Il estime que les usagers qui ignorent les règles mettent en danger leur propre sécurité et celle des personnes qu’ils croisent.
Aujourd’hui, il y a un nouveau risque, un nouveau challenge terrible : c’est les bicyclettes électriques et ce sont les patinettes. Sans tenir compte des règles. Donc les sens uniques, ils ne savent pas ce que ça veut dire, le sens du rond-point, ils ne savent pas ce que ça veut dire. Ils sont des dangers pour eux, mais des dangers également pour les autres utilisateurs de la route.
Jean Todt
« C’est fini le temps où on pouvait se permettre de faire n’importe quoi »
Todt ne détaille dans ce passage ni nouveau barème de sanctions ni projet d’interdiction. Son exigence porte sur la discipline et le respect des règles. Il la formule plus largement au fil de l’entretien : « C’est fini le temps où on pouvait se permettre de faire n’importe quoi. » Pour celui qui a dirigé Ferrari puis la Fédération internationale de l’automobile, la circulation quotidienne impose une responsabilité envers les autres usagers.
Aujourd’hui, la route ne passe que par de la discipline. Donc c’est fini le temps où on pouvait se permettre de faire n’importe quoi. Si on est sur la route, il faut être sur la route d’une manière responsable. Et si on veut s’amuser, eh bien il faut le faire dans un contexte protégé, aller sur un circuit avec les équipements adaptés.
Jean Todt
La passion mécanique garde sa place, dans un cadre adapté. Todt invite ceux qui veulent s’amuser à rejoindre un circuit avec les équipements nécessaires. Cette distinction traverse ses réponses : les sensations que procure un véhicule doivent être recherchées dans un environnement protégé, tandis que la route est un espace partagé.
Il raconte avoir pris conscience de l’ampleur de la mortalité routière en découvrant davantage les activités des automobiles-clubs au sein de la FIA. Après avoir travaillé à la performance et à la sécurité dans le sport, il a voulu porter cette exigence au bénéfice des usagers ordinaires. Dans l’entretien, il présente cette mission comme une passion à part entière.
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