Paquebot contaminé par le hantavirus, les Canaries refusent son accostage
Le refus des autorités canariennes d’accueillir un paquebot frappé par le hantavirus révèle une fracture politique et sanitaire au sommet de l’État espagnol. En toile de fond, la gestion du risque épidémique oppose Madrid aux responsables locaux. Une controverse qui dépasse le simple cadre portuaire.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Les autorités des Canaries refusent l’accostage d’un paquebot touché par le hantavirus, dénonçant un manque de garanties sanitaires.
Le gouvernement des îles Canaries a clairement affiché son opposition à l’arrivée d’un navire de croisière de luxe touché par une épidémie de hantavirus comme nous vous l'annoncions hier.
Alors que des sources du ministère espagnol de la Santé évoquent un accostage prévu à Tenerife, les autorités régionales ont pris leurs distances, invoquant l’absence de garanties suffisantes pour la sécurité publique.
Une décision contestée au sommet
Fernando Clavijo, président du gouvernement régional, a publiquement critiqué la décision évoquée par Madrid. Selon lui, aucune base technique solide ne permet de justifier l’autorisation d’accostage. Il a insisté sur le manque d’informations fiables permettant d’évaluer correctement les risques sanitaires liés à la présence du navire.
Dans une déclaration à la radio COPE, le dirigeant canarien a estimé que la population ne disposait pas d’éléments rassurants. Cette incertitude, selon lui, rend toute décision d’accueil prématurée, voire irresponsable, dans un contexte marqué par la gravité du virus concerné.
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