PISA 2025 : l’école francophone recule, Glatigny refuse de se satisfaire d’être parmi les « moins mauvais »
Les résultats de l’enseignement francophone belge se rapprochent de la moyenne de l’OCDE, mais ce rapprochement masque une baisse des acquis depuis 2018. Valérie Glatigny appelle à renforcer les apprentissages de base et les exigences. Une nouvelle alerte dans une enquête qui compare les compétences des élèves de 15 ans depuis un quart de siècle.
Publié par A.G.
Résumé de l'article
Les résultats PISA 2025 de l’enseignement francophone belge se rapprochent de la moyenne de l’OCDE surtout parce que celle-ci baisse, alors que les élèves ont perdu depuis 2018 28 points en mathématiques, 15 en lecture et trois en sciences, poussant Valérie Glatigny à réclamer davantage d’exigence et un renforcement des apprentissages de base.
« Ne cachons pas la poussière sous le tapis : ce ne sont pas de bons résultats. » La ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny (MR), a réagi sans détour, mardi, aux résultats de l’enquête PISA 2025, dont l’OCDE publie les premières conclusions ce 8 septembre 2026.
Les performances de la Fédération Wallonie-Bruxelles se situent désormais autour de la moyenne de l’OCDE en mathématiques, en lecture et en sciences. Mais, selon la ministre, cette position ne constitue pas un motif de satisfaction : elle tient davantage au recul des autres systèmes éducatifs qu’à une amélioration de l’école francophone.
« Certes, nous baissons moins vite que d’autres systèmes éducatifs et nous atteignons désormais la moyenne de l’OCDE en sciences, mais je refuse que l’on définisse le progrès par le bas. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’être les “moins mauvais” », insiste-t-elle.
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