Réformes, IA, déficit et inégalités : pourquoi l’école francophone doit totalement se réinventer (Analyse)
Derrière les grèves, les manifestations et la bataille politique autour du décret-programme 2 se cache une question essentielle : l’enseignement francophone est-il encore adapté aux défis de demain ? Analyse sur les limites d’un système à bout de souffle.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Mobilisation au finish pour empêcher le vote du décret-programme
- Et pourtant notre enseignement est coûteux, inégalitaire et inadapté au monde qui bouge
- Une transformation profonde de l’école semble devenue inévitable
Des écoles fermées depuis des semaines, des examens menacés, voire déjà annulés dans la plupart des établissements, des remédiations sacrifiées, des cours préparatoires pour certaines filières universitaires mis au frigo, au grand dam des familles, des manifestations quotidiennes dans les rues et devant les institutions, de la flibuste et des passages en force parlementaires pour retarder ou faire adopter un décret, une demande de démission visant un président d’assemblée…
La « révolte » contre les réformes dans l’enseignement francophone dure depuis des semaines. Elle bloque notre système éducatif et occulte même les autres dossiers politiques.
Un exemple parmi d’autres : le gouvernement wallon a postposé à lundi la présentation de son grand plan de réindustrialisation, initialement prévue ce jeudi. Peut-être pour bénéficier d’un espace médiatique aujourd’hui monopolisé par l’enseignement et sortir d’une séquence compliquée pour la majorité MR-Engagés.
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