Thomas Rorive, l’ancien journaliste de la RTBF, fait appel du jugement qui l’acquittait de viol mais qui maintenait le voyeurisme
L’affaire Thomas Rorive connaît un nouveau rebondissement judiciaire. L’ancien journaliste de la RTBF a décidé d’interjeter appel de sa condamnation prononcée par le tribunal correctionnel de Bruxelles.
Publié par Rédaction
Dans un communiqué, il est précisé par la défense de Monsieur Rorive : « que l’appel ne porte pas sur la prévention principale de viol, pour laquelle Monsieur Thomas Rorive a fort logiquement été acquitté, mais exclusivement sur les préventions d’atteinte à l’intégrité et de voyeurisme retenues à son encontre. Depuis le premier jour de la procédure, Monsieur Thomas Rorive conteste fermement les faits qui lui sont reprochés »
Il conteste ainsi la décision qui l’a reconnu coupable d’atteinte à l’intégrité sexuelle ainsi que de voyeurisme par enregistrement via ses caméras de vidéosurveillance.
Avec cet appel, Thomas Rorive demande un nouvel examen du dossier par une juridiction supérieure. Cette procédure permet de rejuger les points contestés d’une affaire après une décision rendue en première instance.
La défense de l’ancien journaliste a toujours nié les accusations portées contre son client et a soutenu que les relations évoquées dans le dossier étaient consenties. Lors du procès, ses avocats avaient plaidé l’acquittement, notamment sur la question du voyeurisme, en contestant l’interprétation donnée aux éléments matériels du dossier.
Un dossier qui reste très suivi
Cette affaire avait débuté après des plaintes déposées à l’encontre de Thomas Rorive, ancien visage de la RTBF. Une ancienne collègue l’accusait notamment d’un fait survenu lors d’une fête du personnel organisée par le média de service public. La RTBF s’était constituée partie civile dans le dossier, après avoir licencié l’ancien journaliste pour faute grave à la suite de cette accusation d’atteinte à l’intégrité sexuelle portée contre lui.
Une nouvelle étape judiciaire
L’appel ouvre désormais une nouvelle phase dans cette affaire. La cour d’appel devra réexaminer les arguments des différentes parties et décider si elle confirme, modifie ou infirme le jugement rendu en première instance.
Pour Thomas Rorive, cette procédure représente une nouvelle occasion de défendre sa version des faits. Pour les parties civiles, elle constitue une nouvelle étape dans un dossier qui a suscité une importante attention médiatique en Belgique.