« Nous tuerons Trump » : l’Iran affiche une menace de mort géante contre le président américain à Téhéran
Un immense panneau menaçant Donald Trump de mort a été installé mardi sur une place très fréquentée de Téhéran. D’autres affiches représentent plusieurs dirigeants américains et israéliens ensanglantés, alors que Washington et l’Iran tentent de négocier pour éviter une nouvelle escalade militaire.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
À Téhéran, un panneau géant proclame « Nous tuerons Trump ». D’autres affiches montrent des dirigeants américains ensanglantés, en pleine tension avec l’Iran.
« Nous tuerons Trump. » C’est le message inscrit sur un gigantesque panneau d’affichage dévoilé ce mardi 3 novembre sur la place Enghelab, ou « place de la Révolution », au cœur de Téhéran. L’installation représente le président américain derrière des barreaux, la tête baissée, rapporte l’AFP.
Cette nouvelle démonstration de l’hostilité envers Washington intervient alors que les États-Unis et l’Iran affirment intensifier leurs discussions diplomatiques afin d’éviter une reprise majeure des hostilités au Moyen-Orient.
Trump, Vance et Netanyahou représentés ensanglantés
À proximité du premier panneau, une autre affiche met en scène Donald Trump aux côtés de son vice-président JD Vance, de l’émissaire américain Steve Witkoff et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
Les quatre hommes y apparaissent le visage ensanglanté, vêtus de costumes déchirés, devant des drapeaux américains et israéliens en lambeaux.
Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées mardi matin sur la place Enghelab, brandissant des drapeaux rouges et des banderoles proclamant : « Il y aura du sang. »
Les manifestants ont appelé à venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué lors des frappes américano-israéliennes du 28 février dernier sur Téhéran, qui avaient déclenché la guerre au Moyen-Orient.
Depuis le début du conflit, les représentations hostiles au président américain se sont multipliées dans les rues de la capitale iranienne.
Une cellule de prison reconstituée pour tourner Trump en dérision
Sur la place Tajrish, dans le nord de Téhéran, une exposition en plein air présente également plusieurs peintures mettant en scène Donald Trump.
L’une d’elles représente le président américain étendu au sol, le visage ensanglanté et écrasé sous un pied. Une autre montre une bombe dissimulant son visage, dans une composition qui semble faire référence au célèbre tableau Le Fils de l’homme, peint en 1964 par le surréaliste belge René Magritte.
À proximité, une cellule de prison grandeur nature a été reconstituée. Un acteur incarnant Donald Trump y passe la journée derrière les barreaux, dans une mise en scène destinée à ridiculiser le dirigeant américain.
Ces installations s’inscrivent dans une série de manifestations visuelles hostiles à Washington, apparues dans la capitale iranienne depuis le déclenchement des opérations militaires.
Des menaces en pleine reprise des discussions diplomatiques
Cette campagne intervient dans un contexte particulièrement tendu entre Téhéran et Washington. Les autorités iraniennes accusent Donald Trump d’avoir délibérément visé des infrastructures civiles pendant la guerre, notamment une école dont le bombardement aurait provoqué la mort de dizaines de personnes, parmi lesquelles des enfants et des femmes.
Parallèlement, les deux pays disent intensifier leurs contacts diplomatiques pour éviter une nouvelle confrontation militaire d'ampleur.
L’apparition de ces panneaux, dont l’un appelle explicitement à la mort du président américain, illustre ainsi la persistance d’une rhétorique de vengeance dans les rues de Téhéran, malgré les efforts diplomatiques annoncés par les deux parties.