RTBF: le journaliste Thomas Rorive va saisir le CDJ après la séquence de Pierre Scheurette
Le journaliste Thomas Rorive annonce son intention de saisir le Conseil de déontologie journalistique (CDJ) à la suite d’une séquence le mettant en cause, le sketch de Pierre Scheurette lors de la conférence de presse de rentrée de la RTBF.
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Résumé de l'article
- L'ex journaliste de la RTBF Thomas Rorive annonce vouloir saisir le CDJ contre son ancien employeur
- Il vise une séquence diffusée lors de la conférence de rentrée et relayée sur Auvio.
- Le journaliste est allé en appel contre sa condamnation pour atteinte à l’intégrité sexuelle et pour voyeurisme
Dans un communiqué diffusé ce mardi, Thomas Rorive affirme avoir découvert, lors de cet événement, "qu’un montage réalisé via l’intelligence artificielle lle mettait en scène, accroché au chanteur Patrick Bruel, en train de poursuivre une femme dans des toilettes". Selon lui, cette séquence a été "diffusée publiquement sur la plateforme Auvio".
Thomas Rorive inscrit cet épisode dans un contexte plus large qu’il conteste de longue date. Il écrit ainsi que "la RTBF continue donc son acharnement médiatique à [son] égard". Il souligne également que le fait qu’il soit, selon ses termes, "actuellement en appel de la décision rendue le 24 juin dernier" et "toujours présumé innocent des faits allégués" n'a rien changé "absolument rien" à la manière dont il est traité. Pour rappel, Thomas Rorive a décidé d'aller en appel contre sa condamnation en juin dernier pour atteinte à l’intégrité sexuelle et pour voyeurisme. Il avait été en revanche acquitté pour la prévention principale de viol.
Dans son texte, le journaliste qualifie ce comportement de "tout à fait indigne et inacceptable", "a fortiori dans le chef d’un média de service public partie civile au procès en cours". Il estime en outre qu’avec cette séquence, "une nouvelle ligne rouge a été franchie", ajoutant : "Une de trop."
Thomas Rorive dit dès lors n’avoir "d’autre choix que de porter plaindre devant le Conseil de Déontologie Journalistique". Il reproche à son ancien employeur, dans les termes de son communiqué, "les coups bas, la volonté continue d’humiliation et le mépris de la présomption d’innocence".
Le communiqué va plus loin et contient d’autres accusations particulièrement graves visant la RTBF, son management ou certains membres de l’entreprise. Dans ce contexte, l’intéressé évoque notamment ce qu’il appelle un "traitement honteusement partial et partiel" de certaines affirmations le concernant, ainsi qu’un "climat nauséabond autour du dossier Rorive".
Le journaliste considère que la séquence litigieuse a été produite "sous le couvert confortable de la caricature", mais qu’elle relèverait selon lui d’une démarche d’humiliation. En conclusion de son communiqué, il remercie "les ex-collègues indignés" qui l’auraient averti de l’existence de cette séquence "avant qu’elle ne soit retirée d’Auvio". Il affirme enfin vouloir poursuivre "le combat le temps qu’il faudra pour rétablir la vérité".
Pour rappel, d'autres médias - RTL-TVi, La Libre, la DH, Sudinfo et 21 News - ont décidé de porter plainte contre la RTBF ldevant le Conseil de Déontologie Journalistique (CDJ) suite à la séquence de Pierre Scheurette et spécifiquement lors du passage où l'humoriste affichait les visages de "50 personnalités que le MR aurait préférées à Thomas Gadisseux", pour le poste de directeur de l'Information et des Sports de la RTBF. Un passage qui a soulevé un tollé général dans le monde médiatique, notamment parmi les nombreux journalistes qui y étaient assimilés au MR.