"Tax the rich": la tempête dans un verre d'eau qui fait tanguer (un peu) l'axe MR-Engagés...
Les Engagés ont consacré leur bureau exécutif de lundi aux tensions avec le MR. Le malaise est perceptible chez les Engagés, mais a consigne reste à l'apaisement. Analyse d'une crise qui révèle une bataille pour le leadership du centre-droit.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Les Engagés ont inscrit les tensions avec le MR à l'ordre du jour de leur bureau exécutif lundi.
- La vidéo « Tax the rich » du MR, qualifiant Verougstraete de « caméléon », est jugée comme une « ligne rouge franchie ».
- Pas de rupture en vue : la consigne est à l'apaisement avant les négociations budgétaires de la rentrée.
C'est un premier point à l'ordre du jour qui ne laisse aucune place au doute : « Relation avec le MR : difficultés et perspectives ». Lundi matin, le bureau exécutif des Engagés — président, vice-présidents, ministres, président du Sénat et chefs de groupe — s'est réuni pour tirer les leçons de deux semaines de tensions publiques avec le partenaire libéral.
Ce qui en ressort : les centristes ont fait part de leur malaise au MR. Une rencontre et une mise au point entre Georges-Louis Bouchez et Yvan Verougstraete semblent utiles. Mais la consigne générale reste claire : apaisement, pas de vagues, laisser passer l'été avant d'affronter ensemble les dossiers explosifs de la rentrée — enseignement, budget. Il n'est pas question de rompre.
"Tax the rich": la vidéo de trop
Le déclencheur immédiat de cette réunion de crise ? La vidéo-chanson « Tax the rich » diffusée par le MR, dans laquelle Yvan Verougstraete est qualifié de « caméléon » qui change d'avis au gré du vent.
« C'est la goutte qui a fait déborder le vase », confie un parlementaire fédéral. « Nous avons discuté du manque de respect du partenaire », confirme une membre du bureau exécutif. « Une ligne rouge a été franchie avec l'attaque personnelle de notre président. » Pour les Engagés, cette attaque ad hominem marque un changement de nature dans la polémique. « Il a le droit de ne pas être d'accord avec nous. C'est normal en politique. Mais pourquoi nous insulter alors que nous avons seulement défendu une proposition politique ? »
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